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11 mars 2017

Comme si c'était toi.


Titre : Comme si c'était toi.
Auteur : Mhairi McFarlane.
Genre : Romance.
Edition : Milady.
Nombre de pages : 539 pages.
Prix : 18.20€.


Résumé :

 Au lycée, Anna était grosse, laide et terriblement mal dans sa peau. À trente ans, l'époque où elle était le souffre-douleur de son bahut, et de James en particulier, lui semble déjà loin : elle est belle, elle a un boulot de rêve, et la vie lui sourit. Mais le destin nous réserve parfois d'étranges surprises, et l'homme qui lui a infligé la pire humiliation de sa vie refait surface. Contre toute attente, James est devenu prévenant, drôle, spirituel... et il n'est pas insensible au charme de la ravissante jeune femme avec laquelle il organise une exposition. Il n'a pas reconnu en elle celle dont tout le monde se moquait dix ans plus tôt. Profondément troublée par ces retrouvailles inattendues, Anna est prête à tout pour ne pas retomber amoureuse de son amour de jeunesse...


Extrait :

 James répéta la phrase dans un marmonnement guttural de pervers et Anna éclata de rire tant et si bien que des larmes perlèrent au coin de ses yeux.
- Ok, c'est drôle, je vous l'accorde, dit James. Mais, en ce qui concerne, l'effet comique ne tiendrait pas jusqu'à la fin. Pourquoi les femmes aiment-elles tant les romances ? Eva n'a jamais été portée sur les fleurs, les chocolats et tout le bataclan, mais à l'approche de ses règles elle regardait des films affligeants où un gars court après un car dans le soleil couchant pour expliquer à une femme qu'elle fait de lui un homme meilleur ou je ne sais quoi. Qu'est-ce qui vous attire là-dedans ?
- C'est une vraie question ?
- Absolument. Je veux comprendre. Bon, ensuite, il n'est pas exclu que j'essaie de vous faire aider.
- Tant que vous ne vous moquez pas...
Anna tira un coussin violet mou et taché sur ses genoux et le serra contre elle.
- C'est le point culminant – non, pas de jeu de mots vulgaire – de la scène de la déclaration. C'est le grand moment de la romance. Dans la vraie vie, personne ne déclare sa passion. On capte quelques signaux, on se soûle et on finit au lit, et puis ça devient une habitude. J'adore que le héros déclame à la femme qu'il aime ces mots que nous rêvons d'entendre mais que personne ne prononce jamais.


Avis :

 Tout d'abord j'ai préféré ce roman à « Parce que c'était nous » du même auteur ; l'histoire est plus claire, moins dans la description même s'il reste encore beaucoup de longueurs qui aurait pu être évitées. Toutefois c'est une histoire très touchante et très belle, alors j'ai plutôt apprécié ma lecture.

Anna était une paria au lycée, atteinte d'obésité les critiques et les agressions ne lui ont pas échappés. Pourtant bien des années plus tard c'est une toute autre personne qui est face à la vie ; belle et beaucoup plus sûr d'elle, elle essaye de trouver l'amour de sa vie avec internet comme base, mais ce n'est pas simple. Et puis sa petite sœur se mari et elle doit préparer une exposition sur une femme historique. Mais l'intérêt principal c'est surtout le fait qu'elle est invité à une réunion des anciens élèves de Rise Park et que personne ne l'a reconnaîtra... Et elle revoit James, un de ses bourreaux. Plus tard pour son évènement elle devra faire équipe avec celui-ci et beaucoup de chose s'enchaîneront : Leur amitié, leur dispute, leur réconciliation, leur séparation amicale et enfin leur propre révélation. Cette jeune femme est forte, elle a vaincu ses souffrances au-delà du possible, oubliant la fille du passé mais les souvenirs vont remonter et c'est là que sa personnalité est intéressante. Au fond ce que j'aime c'est le pardon qu'elle puisse donner au profit de ce qu'elle a vécu, je n'ai pu que l'admirer. J'ai ressenti énormément d'affection pour elle.
James a changé aussi, ce n'est plus l'adolescent qui suivait les autres pour être populaire. Il a son charme et son humour, il est appréciable malgré le fait qu'il n'assume pas totalement ce qu'il a fait quand il était jeune et surtout sa culpabilité était parfois agaçante. Mais sinon c'est quelqu'un d'attendrissant et de gentil, c'est un homme devenu bon.

La synopsis est sympathique et très agréable à découvrir, malheureusement pour certaine personne la lecture peut paraître lassante au bout d'un moment, ce n'est pas le cas pour moi mais il y a énormément de références citées qui n'ont pas forcément d'importance, elles sont juste là pour que le livre soit plus long et c'est dommage ; en temps que lectrice je pense que ça peut être un livre où l'ennui peut avoir sa place. 539 pages pour pas grand-chose en soit, de mon point de vue le roman aurait dû faire 350 pages environ. Mais sinon le sujet est pertinent et émouvant, ce sont des choses qui peuvent arriver à n'importe qui et ça montre que l'espoir et la lumière au bout du tunnel peuvent apparaître. Ce sont des thèmes très bien abordés ; celui de la confiance en soi et du pardon de soi ainsi que de l'obésité et du changement.

La plume de l'auteur est parfois dérangeante et prise de tête ; parfois c'est agréable à lire et d'un coup c'est plus qu'agaçant. Un mélange paradoxal qui m'a décontenancé. Mais le style de Mhairi McFarlane ne me surprend pas, déjà dans son premier ouvrage c'était ainsi, voir pire. Mais j'ai beaucoup plus accroché avec « Comme si c'était toi », qui est approfondis mais dans l'essentiel, ce qui n'était pas le cas dans « Parce que c'était nous » où il y avait des futilités à profusion.

En ressortant de cette lecture je suis quand même mitigée même si l'histoire m'a plu, les longueurs font défauts. Pourtant je ne suis aucunement déçue ; les personnages sont très attachants et les propos étudiés sont précieux. Il y a juste l'écriture de Mhairi qui n'est pas forcément divertissante et convaincante. Mais le roman est plus que touchant et pleins de tendresse, donc j'ai vraiment eu une étincelle avec celui-ci mais ce n'est pas un coup de cœur.


Note :
9.5/10.

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