Translate

27 mars 2018

Fan.


Titre : Fan.
Auteur : Nicolas Bonvilain Tissedre.
Genre : Thriller & Policier.
Edition : Editions Boz'Dodor.
Nombre de pages : 213 pages.
Prix : 3.99€ / 14€.


Résumé :

 Jiro Yuuki a tout perdu par le passé : famille, travail et bonheur. Pour vaincre sa dépression causée par la mort de ses parents, il est parti en France. À son retour au Japon, il pense reprendre le cours de sa vie. C'est sans compter sur certains événements qui vont le mettre sur le devant de la scène. Des journaux people lient son retour avec une série de meurtres. Avec le temps, il va comprendre la dure réalité des choses. Sa vie est menacée, tout comme celle des personnes qu'il aime.


Extrait :

 Nous dévorons les gâteaux apéritifs achetés dans un magasin : cacahuètes et chips. On discute de nos vies, des nouvelles, de mon film. Même si j'aime parle avec ma famille de substitution, je n'attends qu'une chose : Sarah et son oui définitif, sans plus aucun compromis.
- Jiro, m'appelle-t-elle.
- Euh... Oui, Sarah ?
- Tu as entendu parler de la série de meurtres ? C'est horrible...
- Meurtres ? Non. Ah oui, mais le tueur est mort, non ? Je n'ai pas trop le temps de regarder la télévision, avec la promotion.
- Non, je parle des nouveaux crimes : un homme a été retrouvé avec un couteau enfoncé dans le coeur.
Je baisse la tête, attristé par la phrase de Sarah. Je m'attendais à autre chose. Une phrase comme : « Jiro, j'ai enfin trouvé un travail... On peut se marier. »


Avis :

 Avec ce livre, je sors totalement de ma zone de confort. Je ne peux pas dire que j’ai aimé ou adoré, mais j’ai apprécié. Pour ceux qui sont amateurs de thriller, il est sûrement extraordinaire, une plume brut avec un personnage principal intéressant. Il faut savoir, que de mon point de vue ; c’est un thriller psychologique. Je dirais que j’ai passé un agréable moment, sans être totalement transporté par le récit ; celui-ci étant pour moi en désordre. En effet, tout se passe rapidemment dans cette histoire et perds au fil des pages, de son sens premier. Mais je trouve l’idée originale, le fait d’aborder les conséquences de la célibrité et de mettre en lumière les erreurs judiciaires. Malheureusement tout n’est pas traité comme il se doit.

Jiro est un artiste de cinéma et de musique, évidemment il a des fans. Depuis la mort de ses parents, une maladie le ronge : la dépression. Pendant toute l’histoire on ressent ce mal-être, mais je n’ai pas forcément accroché avec ce héros. Sa réelle personnalité se cache derrière sa déprime, certes ses actions sont courageuses ; toutefois chaque pensée qu’il exprime donne une impression de garçon faible. Mais, avec plus d’approndissement ; on image un protagoniste captivant et plein de surprise. Par contre, son rythme de vie est plutôt étrange pour quelqu’un de célèbre.

Chiyo est pour moi l’héroïne principale du roman, au début de la synopsis elle n’est pas très présente ; mais dans la dernière phase elle est au centre. Je ne ferais pas une grande présentation sur elle ; juste qu’elle est prête à tout et très déterminée. Je l’ai trouvé admirable pour ce qu’elle fait.

Ce roman est bon, mais manque clairement de profondeur sur Jiro et sur l’intrigue principale. Le suspense est le point positif, mais j’aurais aimé trouver un point de vue alternatif ; celui du meurtrier. Sans que celui-ci soit dévoilé, pour garder le suspense ; avoir une certaine idée de son comportement, aurait pu donner encore plus de frayeur. Les émotions ne sont pas assez précises, l’un des points négatifs de l’œuvre. Celles-ci se divisent en deux morceaux, la tristesse presque constante de Jiro et la peur des meurtres qui s’enchaînent ; de plus tout est fait pour nous embrouiller le cerveau. Donnant une réelle inquiètude sur le comment le récit va se terminer. Néanmoins, je suis légèrement déçue par la fin, je m’y attendais un peu au fond – du moins je me doutais d’une partie de ce dénouement.

Nicolas Bonvilain-Tissedre n’est pas un auteur comme les autres – c’est mon cousin. Mais, ça ne m’empêche pas de rester honnête sur son ouvrage. Son écriture est plutôt brutale, sans être mauvaise – elle manque juste de richesse. Mais c’est son premier roman et je lui tire mon chapeau, il s’inspire dans ce récit de son voyage au Japon, mais je pense que le style « Thriller » ne lui correspond pas totalement. Sa plume est tout de même prenante, tout en négligeant le développement.

En conséquent, c’est un roman tout à fait captivant. Je le recommande pour ceux qui aiment le genre Thriller. Mais attention, c’est sous forme psychologique et l’histoire se découvre hâtivement. Tout n’est pas façonné, toujours est-il qu’on a les informations qu’il faut ; sans être non plus complètement généreux sur les détails. Jiro est quelqu’un de foncièrement bon, avec des tourments excessivement navrant. Je ne suis aucunement touché pour ce genre de personnage. L’idée est bonne, le fond fait parfois défaut de sens ; c’est une synopsis curieuse. Bien que j’aie apprécié ma lecture, l’absence du point de vue alternatif sur le meurtrier donne une certaine pauvreté au roman. L’écriture de Nicolas n’est pas assez étoffé, légèrement brut de décoffrage ; je reste sur ma première pensée, comme quoi le Thriller n’est pas son style pour mettre en valeur son potentiel talent.


Note :
7.5/10.

1 commentaire:

  1. Je suis pas fan fan des thrillers, mais j'en lis parfois. Celui-ci j'en ai jamais entendu parler. Mais j'ai peur qu'il ne soit pas assez exploité vu ce que je lis dans ta chronique. Mais pourquoi pas si je le trouve pas cher ou dan une bibliothèque :)

    RépondreSupprimer

Laissez un commentaire