Titre : Désolée, je suis attendue.
Auteur : Agnès Martin-Lugand.
Genre : Contemporain.
Edition : Pocket.
Nombre de page : 405 pages.
Prix : 7.60€.
Résumé :
Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d'affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l'adrénaline est son seul moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s'inquiètent de son attitude. Peu importe les reproches, elle a simplement fait un choix, animée d'une farouche volonté de réussir. Mais le monde qu'elle s'est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé...
Extrait :
J'étais face à un revenant, qui semblait aussi sidéré que moi.
- Yaël... c'est bien toi ?
Il avança dans ma direction. Il n'avait presque pas changé, si ce n'étaient les lunettes en écaille qui avaient fait leur apparition sur son nez légèrement tordu depuis qu'il se l'était cassé en faisant l'imbécile avec Adrien ; ça avait pissé le sang et avec les filles on avait joué les infirmières en l'accompagnant aux urgences. Le maillon manquant de la troupe s'était matérialisé là, sous mes yeux.
- Bonjour, Marc, lui dis-je, la voix blanche.
Personne n'avait plus prononcé ce prénom depuis bien longtemps. Moi, la première.
- On t'a cru mort ! sifflai-je avec ironie.
Ma remarque le toucha, il retira ses lunettes et passa sa main dans ses cheveux courts ; il avait toujours ce même châtain clair virant au blond avec le soleil. Il regarda en l'air, la respiration coupée, totalement désarçonné. Bien fait pour lui ! Il avait intérêt à s'armer de courage s'il comptait m'affronter. Puis il se frotta les yeux, ouvrit la bouche une première fois, sans rien dire, mais en bougeant les mains. Visiblement, il cherchait ses mots. Il ne fallait pas qu'il compte sur moi pour lui faciliter les choses.
- Yaël... si je m'attendais à ça...
- Tu n'as rien de plus à dire ! aboyai-je, mauvaise.
Ce cher Marc se liquéfiait à vue d'oeil. C'était tout ce qu'il méritait.
- Si... Pardon... Que fais-tu ici ?
La question à ne pas poser.
- Je m'abrite de la pluie.
- Merci la pluie de t'avoir envoyée ici, me dit-il, un grand sourire aux lèvres.










