Titre : L'arrache-mots.
Auteur : Judith Bouilloc.
Genre : Fantasy.
Edition : Hachette.
Nombre de page : 295 pages.
Prix : 15.90€.
Résumé :
« La phrase s'écoula de ses lèvres lentement.
Les enfants retinrent leur souffle.
Les caractères se décollèrent de la page en tremblotant, ils virevoltèrent sous le nez de la jeune femme avant de dessiner quatre silhouettes distinctes. »
La jeune Iliade a un don merveilleux : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce dont fait d'elle la bibliothécaire la plus célèbre de tout le royaume d'Esmérie. Le matin où elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n'est sûre que d'une chose : son prétendant est un membre de la famille royale. Iliade décide de se rendre dans la capitale pour en savoir plus sur cette mystérieuse proposition. Là-bas, elle découvre les fastes de la cour... et la froideur de son fiancé. Surtout, elle se retrouve propulsée au coeur d'intrigues et de complots auxquels rien ne la préparait...
Extrait :
Mamie Cassandra s'était levée d'un bond en voyant surgir sa petite-fille d'entre les charmes.
- Ma chérie, que s'est-il passé ? Que fais-tu dans cette tenue ? Tu... pleures ?
- J'ai rencontré mon fiancé. Je crois bien que je viens de vivre le chapitre le plus avilissant de toute mon existence !
- Oh, le chien ! Le misérable ! Je vais lui faire payer son crime !
- Aide-moi plutôt à remettre en place cet instrument de torture ! marmonna-t-elle en lui tendant son corset puis sa robe.
Derrière un buisson d'azalées, la grand-mère laça en vitesse le corset d'Iliade, puis arrangea l'étoffe de sa robe. Sans les jupons et l'armature métallique, l'ensemble était assez curieux.
- La jupe est toute dégonflée. On dirait un soufflé retombé. Ce n'est pas grave, au moins ta pudeur est sauve !
Quant à ce malotru, il va voir tout de suite de quel bois je me chauffe !
La grand-mère retroussa ses manches avant de brandir son ombrelle en dentelle.
- Mamie, je t'en prie, ne jette pas de l'huile sur le feu et... euh... de feu tout court ! la pria Iliade tout en luttant pour boutonner les poignets de sa robe.
Mais la vieille dame était déjà partie à l'assaut de la charmille, bien décidée à régler son compte à l'individu qui avait - semblait-il - agressé sa petite-fille.
Avant même que mamie Cassandra n'air apostrophé Adil Tarlyn, celui-ci lui lança :
- Madame Livrani, vous vous méprenez !



























