Mes dernières chroniques

Affichage des articles dont le libellé est 8/10. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 8/10. Afficher tous les articles

26 août 2022

Les enquêtes du Département V, Tome 1 : Miséricorde.


Titre : Les enquêtes du Département V, Tome 1 : Miséricorde.
Auteur : Jussi Adler-Olsen.
Genre : Thriller.
Edition : Le Livre de Poche.
Nombre de page : 526 pages.
Prix : 8.20€.


Résumé :

 Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ?
Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne. Pour eux, pas de cold case...


Extrait :

 « Bonjour, je m'appelle Assad », dit l'homme en tendant à Carl un poing poilu qui devait avoir traîné dans quelques bagarres.
Carl ne réalisa pas tout de suite où il se trouvait et qui lui parlait. La matinée n'avait pas été passionnante. En fait, il s'était assoupi profondément, les jambes sur la table, ses grilles de sudoku sur le ventre et le menton à moitié enfoncé dans sa chemise. Les plus de son pantalon, si bien repassés d'ordinaire, rappelaient le tracé d'un électrocardiogramme. Il descendit ses jambes ankylosées et regarda, stupéfait, le petit type brun qui se trouvait en face de lui, un homme qui devait avoir plusieurs années de plus que lui mais ne devait pas avoir grandi dans le même village que lui.
« Assad ? OK », répliqua Carl mollement. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire ?
« Et toi, c'est Carl Mørck, comme c'est écrit sur la porte. Ils disent que c'est bien si je t'aide. C'est bon ? »
Carl plissa un peu les paupières en décortiquant la syntaxe du bonhomme. Et ce type était supposé l'aider ?
« Eh bien, espérons ! » répondit-il.
Tant pis pour lui. Il l'avait voulu, il l'avait eu. Car il en prenait conscience maintenant, la présence du petit personnage dans le bureau en face du sien l'engageait. D'une part, il serait obligé de faire en sorte que cet homme s'occupe et, de l'autre, il allait devoir lui aussi faire semblant de travailler. Il avait manqué de jugeote sur ce coup-là. Tant que ce type serait dans les parages, Carl ne pourrait pas passer ses journées à buller comme il en avait eu l'intention. Il s'était dit que ce serait pratique d'avoir un assistant. Que ce type-là trouverait à s'occuper, pendant que lui-même compterait les heures derrière ses paupières. Il fallait passer la serpillière, faire le café, mettre les papiers en ordre et les ranger dans des dossiers. Il y aurait bien assez de choses à faire, avait-il pensé quelques heures plus tôt. Mais cela faisait bientôt deux heures que le type le regardait avec de grands yeux. Tout était fini et bouclé. Même l'étagère de Carl était en ordre, tous ses livres étaient rangés par ordre alphabétique, tous ses classeurs numérotés et prêts à servir. En deux heures et demie, ce type avait fini son travail, point à la ligne.
En fait, il aurait aussi bien pu rentrer chez lui tout de suite.
« Tu as ton permis de conduire ? » lui demanda Carl en espérant que Marcus avait oublié de prendre ce détail en considération, ce qui lui permettrait de discuter la totalité des conditions d'embauche de cet homme.
« Je conduis taxis, voitures normales, camions, et je conduisais T-55 et tank T-62, et aussi voitures blindées et motos avec side-car et aussi sans side-car. »
Alors Carl lui proposa de s'asseoir tranquillement dans son bureau pendant deux heures et de lire un ou deux des ouvrages alignés sur l'étagère, derrière son dos. Le Manuel technique de la criminalité, de l'inspecteur de police A. Haslund, tiens, pourquoi pas ?
« Et en lisant, fais bien attention à la syntaxe du danois, Assad. Ça peut toujours servir. As-tu lu beaucoup de choses en danois ?
- J'ai lu tous les journaux et aussi la Constitution et tout ça.
- Tout ça ? » dit Carl. Ils n'étaient pas sortis de l'auberge. « Tu aimes peut-être remplir les grilles de sudoku ? » lui demanda-t-il en lui tendant les siennes.

10 août 2022

The boy next door.


Titre : The boy next door.
Auteur : Penelope Ward.
Genre : Romance.
Edition : Hugo & Cie.
Nombre de page : 421 pages.
Prix : 7.60€.


Résumé :

 Chelsea s'installe dans un nouvel appartement après une rupture amoureuse douloureuse. Le changement lui fera le plus grand bien et lui permettra de rencontrer de nouvelles personnes. Justement, son voisin d'en face, Damien, est sexy et amusant. Partager le même palier est un peu compliqué au début : il possède deux chiens très bruyants et les murs qui les séparent sont un peu trop fins. Cependant, ils deviennent vite les meilleurs amis du monde. Chelsea qui pensait ne jamais oublier son ex, Elec, se surprend à imaginer bien plus qu'une simple amitié avec Damien, mais il semble réticent à envisager autre chose. Chelsea n'est pas sûre de pouvoir se contenter de cette relation amicale et surtout, elle veut en savoir davantage sur Damien, qui paraît cacher bien des secrets.
Nouvel appartement, nouvelle vie.


Extrait :

 - Sérieux, ils aboient super fort aujourd'hui, dis-je en me frottant les yeux.
La voix de Damien au téléphone était trop claire et enjouée si tôt le matin.
- Pourquoi ne viens-tu pas prendre le petit déjeuner avec nous ? Si tu ne peux pas les battre, joins-toi à eux.
- Alors le seul moyen de faire taire les Double D est de venir chez toi ? Sérieusement, il doit bien y avoir une meilleure solution.
- Meilleure que de petit déjeuner avec nous ? Tu leur manques.
- J'en doute fortement.
Ces dernières semaines, Damien et moi avions commencé à remarquer que, pour une raison inconnue, les chiens s'arrêtaient d'aboyer quand je venais me plaindre le matin. Dès que je rentrais chez moi, les aboiements reprenaient. C'était comme s'ils me provoquaient.
- Viens, je te ferai du café et des œufs. Par contre, si tu veux des tartines grillées, il faut venir avec le grill.
- Je vais me faire griller quelques tranches de pain et les apporter, dis-je en enfilant des vêtements avec le sourire.
- On va oublier le bacon, dit-il en riant.
- Hmmm... ouais. Pas de bacon, s'il te plaît.
Damien avait laissé sa porte entrouverte et vidait une poêle pleine d'œufs brouillés sur deux assiettes quand j'entrai.
Un plat de toasts dans les mains, je lançai :
- Tu as vu, ils ne sont même pas brûlés.
- Tu ne devais pas être en train de lire.
Dudley et Drewfus m'entourèrent, mais comme je m'y attendais, ils s'étaient arrêtés d'aboyer dès que j'étais entrée.
Espérant récupérer quelques miettes, ils s'assirent à nos pieds tandis que Damien et moi mangions à la table de la cuisine.
- C'est fou comme ils sont calmes.
- Ils sont calmes quand ils sont contents, fit-il remarquer après avoir pris une bouchée de pain grillé.
- Alors tu veux dire qu'ils sont plus heureux quand je suis ici ?
- Peut-être qu'ils aiment avoir une présence féminine quand ils se réveillent, ou peut-être juste qu'ils sentent quelque chose que les autres ne sentent pas.
- Quelque chose chez moi ?
- Tu sais comme leur odorat est puissant.
- Oui, je sais, dis-je en riant. Entre ton oreille supersonique et leurs nez hyper sensibles, je suis cernée, ici.
- Peut-être qu'ils aiment ton odeur.
- Tu veux dire que je suis comme un morceau de viande fumée pour eux ?
- Non. Tu sens meilleur que le bacon.
- Tu m'as sentie ?
- Oui.
- Et alors ? Je sens quoi ?
- Tu sens très bon. Une odeur sucrée.
- You bacon me paranoid.
Il se mit à rire.
- D'accord... donc soit ils aiment ton odeur, soit ils sentent juste que tu es une personne amicale et ils se calment quand tu es là.
Damien me regardait avec un air amusé qui me poussa à demander :
- On parle des chiens là, ou de toi ?
- Peut-être des deux.
Mon coeur se serra, mais je préférai l'ignorer.
Damien écrasa une tranche de pain grillé et jeta les miettes par terre. Les chiens se jetèrent dessus.
Puis il se leva pour verser une autre tasse de café.
- Je ressors avec Brian Steinway, ce week-end, annonçai-je.
Il remuait le sucre dans son café, mais sa main s'immobilisa un moment quand il m'entendit.
- Je ne savais pas que tu continuais à le voir. Ça faisait longtemps que tu ne m'en avais pas parlé.
Brian et moi étions sortis seulement quelques fois en l'espace d'un mois. Même s'il ne provoquait rien de spécial en moi, contrairement à Damien, je n'avais aucune raison légitime de ne plus sortir avec lui. Nous n'étions pas allés au-delà du baiser ; principalement à cause de ma propre hésitation.
- Ouais... je me dis pourquoi pas ? Il est plutôt gentil.
Damien reposa brusquement son mug.
- Plutôt gentil ?
- Oui.
- Tu réalises que tu viens juste de le démolir, là ? Alors pourquoi tu t'embêtes à passer plus de temps avec lui si tu n'es pas folle de lui ?
Parce que j'ai besoin de quelqu'un pour me distraire de toi.
En même temps, j'adore être avec toi.
- Qu'y a-t-il de mal à passer du temps avec quelqu'un ?
- Ce qu'il y a de mal, c'est qu'il s'attache de plus en plus à toi. Et je vais devoir le foutre à la porte quand il va se fâcher.
- Tu t'emballes, là.
- D'accord. On verra bien. Quoi qu'il en soit, tu ne devrais pas perdre ton temps avec lui s'il ne représente pas exactement ce que tu cherches.
- On ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut.
J'étais sûre que Damien ne savait absolument pas que c'est à lui que je faisais allusion. Je pensais réussir à cacher mes sentiments pour lui ces derniers temps en faisant comme si nous n'étions que des amis. Mais s'il y avait une chose que j'avais apprise, c'est qu'on ne contrôle pas l'attirance qu'on peut avoir pour quelqu'un. Quand elle est là, elle est là. On peut l'ignorer ou agir en conséquence, pas la contrôler. Mais j'étais reconnaissante envers Damien, même si les choses ne pouvaient pas dépasser le stade de l'amitié. Au moins, il m'avait aidée à arrêter de penser à Elec.
- Où t'emmène-t-il 
- Manger une fondue.
- Au moins, il trempera son bout dans quelque chose.
- Tu es méchant.
- Tu lui as dit que tu aimais avoir deux bouts ?
- Pardon ?
- Tu sais... deux mecs... deux bouts.
- Je n'aime pas ça du tout... je n'ai même jamais fait ça de ma vie.
- Je te taquine.
- Tu aimes ça.
- Avec deux bouts ?
- Non ! Me taquiner.
- J'adore ça, Chels. Surtout quand tu rougis.
- Tu ne m'avais jamais appelée Chels.
- Tu n'aimes pas ?
- Elec m'appelait comme ça, alors non. Je ne suis pas très fan.
- Bien, alors il faut qu'on trouve un autre surnom.
- Lequel ?
- Je vais y réfléchir, dit-il avec un grand sourire.
- Oh non...
Damien posa son menton dans sa main.
- Il y a d'autres noms qui sont bannis ?
- Caméléon.
- Caméléon ? Pourquoi je t'appellerais « Caméléon » ?
- Elec mélangeait les lettres des mots pour en faire de nouveaux. Il a découvert un jour qu'avec les lettres de mon nom et de mon prénom, on pouvait faire, « chaméléon saje ». Je lui ai bien dit que ça ne s'écrivait pas comme ça, mais le surnom est resté.
- Hmmm. Elec n'est pas si intelligent que ça. Qu'est-ce qu'on trouve si on joue avec les lettres « tête de cul » ?
- Tu connais mon avis sur la question, dis-je en riant.
- Sucette ? proposa-t-il en riant. Ah non, il reste des lettres. Mais je comprends qu'on puisse devenir accro à cette connerie.
- Aux sucettes ou aux anagrammes ? plaisantai-je.
- Aux deux.
- En fixant Damien, je me dis combien j'étais heureuse d'avoir au moins trouvé un ami et un protecteur en lui.
- Tu es une bonne pâte, Damien. Et je suis sûre que tu cuisines aussi très bien les pâtes.
- C'est ma mère qui m'a appris à cuisiner.

7 août 2022

Crossfire, Tome 5 : Exalte-moi.


Titre : Crossfire, Tome 5 : Exalte-moi.
Auteur : Sylvia Day.
Genre : Romance.
Edition : J'ai lu.
Nombre de page : 495 pages.
Prix : 14.90€.


Résumé :

 Gideon Cross. Tomber amoureuse de lui a été la chose la plus facile que j'ai jamais faite. C'est arrivé instantanément. Irrévocablement. L'épouser, c'était un rêve devenu réalité. Rester mariée à ses côtés est le combat de ma vie. L'amour vous transforme. Le notre est à la fois un refuge dans la tempête, mais aussi la plus violente des tempêtes. Deux âmes brisées qui s'entremêlent pour n'en former qu'une seule. Nous avons révélé nos plus profonds et plus hideux secrets. Gideon est le miroir qui reflète mes défauts... et aussi toute la beauté que je ne pouvais pas voir. Il m'a tout donné. Désormais, je dois lui prouver que je peux être son roc, être ce même refuge qu'il représente pour moi. Ensemble, nous pouvons affronter ceux qui tentent de s'interposer entre nous. Mais notre plus grande bataille se trouvent dans les vœux qui nous lient. Se promettre de s'aimer n'était que le début. Se battre pour cet amour nous libérera... ou nous séparera à jamais.


Extrait :

 Je me sentais hors de mon élément, ce à quoi j'aurais dû être habitué depuis que j'avais rencontré Eva, mais elle avait toujours été une sorte de point d'ancrage, même quand elle me faisait chanceler. Tant que je m'accrochais à elle, je pouvais affronter toutes les tempêtes. Du moins le pensais-je.
La cherchant du regard, je fus soulagé de la voir s'approcher de moi d'un pas sautillant qui agitait sa queue-de-cheval.
- Goûte ça, ordonna-t-elle en portant un biscuit à mes lèvres.
J'ouvris la bouche et je refermai les dents une fraction de seconde trop tôt, lui mordant délibérément les doigts.
- Eh !
Elle fronça les sourcils. La douleur de la morsure eut l'effet escompté, et elle concentra son attention sur moi. Elle comprit tout de suite. Elle avait lu en moi.
- Tu veux aller dehors ? murmura-t-elle.
- Dans une minute, dis-je en désignant du menton le bar où Stanton me remplissait un verre.
Je lui attrapai le poignet pour la garder près de moi. La maintenir à l'écart du groupe m'agaçait. Je ne voulais pas être un de ces hommes qui étouffent la femme qu'ils aiment. Il me fallait du temps pour m'habituer à tout cela. La distance que je m'appliquais à maintenir avec les autres, y compris Cary, ne serait pas acceptable avec Stanton et Monica. Pas après avoir constaté combien Eva prenait de plaisir à être avec sa famille.
Elle se sentait en sécurité parmi eux, détendue. Alors que ce genre de réunions était pour moi synonyme de danger.
Je m'ordonnai de me calmer quand Stanton revint avec nos verres. Pour autant, je ne baissai pas la garde.
Martin approcha et nous présenta sa copine. Tous deux nous félicitèrent. Les choses se passèrent comme prévu et cela m'apaisa un peu, quoique pas autant que le double scotch que je vidai d'un trait.
- Je vais lui montrer la plage, annonça Eva en me prenant mon verre vide des mains.
Elle le posa sur une table basse tandis qu'elle m'entraînait vers la baie vitrée.
Il faisait plus chaud à l'extérieur - l'été semblait vouloir s'attarder. Une brise chargée d'embruns rabattit mes cheveux sur mon visage.
Nous marchâmes jusqu'au rivage, main dans la main.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-elle en me faisant face.
L'inquiétude dans sa voix me hérissa.
- Tu savais qu'il s'agissait d'une sorte de fête de famille pour célébrer notre mariage ?
Mon ton était si tranchant qu'elle eut un haut-le-corps.
- Je ne l'avais pas vue ainsi. Et maman n'a pas non plus appelé cette petite réunion ainsi, mais j'imagine que c'est logique.
- Pas pour moi.
Je pivotai sur mes talons et me mis à marcher face au vent.
- Gideon ! appela Eva en s'élançant derrière moi. Pourquoi es-tu fâché ?
Je me retournai d'un bloc.
- Je ne m'attendais pas à ça !
- À quoi ?
- Cette espèce de rituel d'intégration familiale.
- Je t'avais prévenu qu'ils étaient au courant, répondit-elle en plissant le front.
- Ça ne devrait rien changer.
- Heu... Dans ce cas, pourquoi le leur dire ? C'est toi qui voulais qu'ils le sachent Gideon. Que croyais-tu qu'il se passerait ? ajouta-t-elle comme je ne répondais pas.
- Je n'avais pas prévu de me marier, Eva, alors pardonne-moi de ne pas y avoir pensé.
- D'accord, dit-elle, levant les mains en un geste de reddition. Je suis un peu perdue, là.
Et je ne savais pas comment rendre les choses plus claires.
- Je ne peux pas... Je ne suis pas prêt pour ça.
- Prêt pour quoi ?
Je désignai la maison d'un geste impatient.
- Pour ça.
- Tu peux être plus précis ? demanda-t-elle prudemment.
- Je... Non.
- Est-ce que j'ai raté quelque chose ? insista-t-elle avec une pointe de colère. Qu'est-ce qu'ils ont dit, Gideon ?
Il me fallut un moment pour comprendre qu'elle se rangeait de mon côté. Ce qui ne dit que m'énerver davantage.
- Je suis venu ici pour être avec toi. Et tu passes ton temps avec ta famille...
- C'est aussi ta famille.
- Je n'ai pas demandé à ce qu'elle le soit.
À la compréhension qui se lut brièvement sur son visage succéda la pitié. Je serrai les poings.
- Ne me regarde pas comme ça, Eva.
- Je ne sais pas quoi dire. De quoi as-tu besoin ?
J'exhalai un soupir rauque.
- D'alcool.
Sa bouche s'incurva sur un sourire.
- Je suis sûre que tu n'es pas le premier jeune marié qui a envie de boire en présence de sa belle-famille.
- On peut éviter de les appeler ainsi, s'il te plaît ?
Son sourire disparut.
- Qu'est-ce que ça changerait ? Tu peux les appeler M. et Mme Stanton si tu veux, mais...
- Ce n'est pas moi qui ignore où est ma place.
- Je ne suis pas certaine d'être d'accord, répliqua-t-elle, les lèvres pincées.
- Il y a deux jours, ils m'auraient serré la main et appelé M. Cross. Là, ce sont des embrassades, des « appelez-moi maman » et des sourires pleins d'attente !
- En fait, elle t'a demandé de ne pas l'appeler maman, mais je comprends. Tu es devenu leur beau-fils, et ça te fait peur. Pourtant, qu'ils s'en réjouissent n'a rien d'affreux. Tu préférerais qu'ils réagissent comme mon père ?
- Oui.
La colère et la déception, je savais gérer.
Sous la lune, Eva recula d'un pas, le regard sombre.
- Non, me rétractai-je en me ratissant les cheveux - la décevoir, elle, je ne savais pas comment gérer. Putain, je n'en sais rien !
Elle m'étudia pendant une longue minute. Je détournai les yeux, regardai la mer.
- Gideon... dit-elle en se rapprochant de moi. Je comprends, franchement. Ma mère s'est mariée trois fois. Chaque fois, je me retrouvais subitement avec une nouvelle figure de père que je...
- J'ai un beau-père, l'interrompis-je sèchement. Ce n'est pas la même chose. On n'en a rien à foutre qu'un beau-père ne vous aime pas.
- C'est de ça qu'il s'agit ? dit-elle en m'enlaçant. Ils t'aiment déjà, tu sais.
Je l'attirai plus près.
- Ils ne me connaissent pas.
- Cela viendra. Et ils t'aimeront. Tu es le gendre dont rêvent tous les parents.
- Ne dis pas de conneries, Eva.
Elle me repoussa d'un geste plein de colère.
- Tu sais quoi ? Si tu ne voulais pas de beaux-parents, tu n'avais qu'à épouser une orpheline.
Elle fit demi-tour et se dirigea vers la maison au pas de charge.
- Reviens ici, aboyai-je.
Sans se retourner elle me fit un doigt d'honneur.

22 juin 2022

Là où tu iras j'irai.


Titre : Là où tu iras j'irai.
Auteur : Marie Vareille.
Genre : Contemporain.
Edition : Le Livre de Poche.
Nombre de page : 348 pages.
Prix : 7.70€.


Résumé :

 Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d'actrice comparable à celle du Titanic : catastrophique. Le jour où elle refuse d'épouser l'homme qu'elle aime, sous prétexte qu'elle ne veut pas d'enfant, elle se retrouve à la rue. Elle accepte alors le seul rôle qu'on lui propose : se faire passer pour l'irréprochable nanny du petit Nicolas, qui n'a pas prononcé un mot depuis la mort de sa mère, afin d'infiltrer sa famille et d'y exécuter une étrange mission. Elle part donc pour l'Italie, dans la maison de vacances familiale, loin d'imaginer à quel point la rencontre avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.


Extrait :

 Pourquoi faire des choix quand on peut tout se payer ? Elle leva un bras enthousiaste à l'intention du serveur.
- Una pina colada e un bellini, per favore.
Le jeune homme nota sa commande et s'éloigna : Isabelle eut un soupir d'aise. C'était donc ça, être riche. Quelques minutes plus tard, ses deux cocktails étaient arrivés sur la table.
Isabelle aspira une longue gorgée de chaque verre avec un sourire réjoui et entreprit de regarder avec nostalgie les photos de Woody-Allen qu'Amina lui envoyait quotidiennement.
- Vous prenez toujours les cocktails par deux ?
Elle leva un visage étonné vers l'homme qui venait de parler. Jan Kozlowski se tenait devant elle, les mains dans les poches d'un smoking noir impeccable. Rasé de près dans sa tenue de gala, il avait abandonné son air de pirate.
- Je peux ? demanda-t-il en indiquant la chaise en face de celle d'Isabelle.
Sans attendre sa réponse, il s'y assit. Isabelle afficha un sourire crispé.
- Excusez-moi, je ne pensais pas vous croiser ici.
- Moi non plus, répondit Jan, une lueur ironique dans ses yeux bleus.
- Nicolas est couché, j'avais juste besoin de prendre l'air...
- Ne soyez pas mal à l'aise, vous êtes libre de vos soirées.
Elle hocha la tête vigoureusement pour confirmer. Nanou avait bien spécifié que son seul soir libre serait le samedi soir, mais, si Jan n'était pas au courant, ce n'est certainement pas elle qui allait le lui rappeler.
- La même chose, dit-il au serveur qui venait prendre sa commande, apportez-moi un cendrier et ouvrez cette porte-fenêtre s'il vous plaît, je voudrais entendre le piano.
- Si, Signor Kozlowski.
- Le pianiste a peut-être froid, fit remarquer Isabelle un peu choquée par cette démonstration d'autorité.
Il prit le temps d'allumer une cigarette avant de répondre, amusé :
- Il fait vingt-cinq degrés.
Isabelle entreprit de mordiller sa paille avec une nervosité grandissante tout en cherchant un sujet de conversation.
- On ne vous voit plus du tout à la villa. Je me demandais même si vous étiez rentré en France.
- Je dors à l'hôtel, les enfants m'empêchent de me concentrer.
Un enfant muet et deux adolescentes qui passent la journée scotchées à leur téléphone, je comprends que le bruit soit insoutenable...
- Vous sortez toujours en smoking ? demanda-t-elle avec curiosité.
- J'étais à une soirée de remise de prix pour un festival de courts-métrages. À crever d'ennui. Colombe est restée : contrairement à moi, elle se sent très à l'aise à ce genre d'événements.
Un silence s'installa et Isabelle avala nerveusement deux longues gorgées de cocktail pour se donner une contenance. Jan fumait, les yeux perdus de l'autre côté du lac, l'air absent.
- C'est vraiment joli ici, dit-elle.
Il sembla ne pas l'entendre.
- Vous n'êtes pas très bavard, poursuivit Isabelle avec un petit rire qui sonnait faux.
Il tourna la tête vers elle et l'intensité de son regard d'acier fit baisser les yeux à la jeune femme.
- Et vous, vous avez peur du silence.
- Pas du tout. Pourquoi dites-vous ça ?
- Cela m'a frappé déjà la première fois que je vous ai vue : vous parlez dès qu'il y a un blanc.
- Vous m'êtes tombé dessus en plein milieu de la nuit ! se défendit Isabelle.
Sa façon de l'examiner sous toutes les coutures comme s'il lisait en elle la rendait nerveuse. Il pencha la tête sur le côté.
- Je ne parlais pas de cette fois-là, je parlais de la première fois : votre essai pour Au petit bonheur la chance.

16 févr. 2022

Stage Dive, Tome 2 : Play.


Titre : Stage Dive, Tome 2 : Play.
Auteur : Kylie Scott.
Genre : Romance.
Edition : JC Lattès.
Collection : &moi.
Nombre de page : 296 pages.
Prix : 12.50€.


Résumé :

 Anne a des problèmes d'argent. De gros problèmes. De son côté, Mal, le batteur des Stage Dive, aurait bien besoin d'une petite amie exemplaire pour redorer son image. Lorsqu'il propose à Anne de la payer pour jouer ce rôle, ils pensent avoir trouvé le parfait arrangement. Si seulement l'attraction entre eux n'était pas si forte...


Extrait :

 - Benny boy ! beugla Mal.
Il était en train de danser sur la table basse en compagnie d'une brune aux jambes interminables. La fille semblait se donner un mal fou pour s'agripper à lui tel du lierre sur un mur. D'une façon ou d'une autre, Mal parvenait à la maintenir poliment à distance. Enfin, pas complètement.
- Yo, répondit Ben sur un ton très viril.
- T'as rencontré ma copine, Anne ?
Mal fit un signe de tête en direction de l'accoudoir du canapé, sur lequel j'étais perchée. Je m'immobilisai. Il était occupé depuis plusieurs heures, aussi étais-je persuadée qu'il m'avait oubliée.
- Tu t'es trouvé une copine ? demande Ben.
- Ouais. Elle est mignonne, non ?
Ben me lança un regard rapide, suivi d'un mouvement du menton étrangement similaire à celui que David m'avait adressé à mon arrivée. Était-ce une sorte de code entre musiciens, l'équivalent d'une poignée de mains ?
- On a discuté sur le balcon tout à l'heure. On va habiter ensemble.
La brute se renfrogna brusquement. Mal ne le remarqua même pas. Mais surtout : qu'est-ce qu'il racontait, bordel ?
- Je plaisante pas, mec. C'est sérieux. Elle a des galères avec ses potes. Elle est dans une sacrée merde. Bref, elle a vraiment besoin de moi pour la soutenir et tout et tout. Tu comprends ?
Mes mains se mirent à étrangler la pauvre bouteille de bière.
- Vous vous la jouez David et Ev ? ironisa Ben.
- Carrément, ouais ! J'ai décidé de me poser. Je suis un autre homme. Le grand amour, tout ça.
- Cool. Ça va être marrant, estima Ben. Et vous pensez que ça va durer combien de temps ?
- Notre passion dévorante sera éternelle, Benny boy. Tu verras bien.
Ben haussa les sourcils.
- On prend les paris ? le défia Ben.
- Donne un prix.
- Cinq mille dollars que tu ne tiens pas jusqu'à la tournée.
- Cinq mille ? Tu te fous de ma gueule ? O.K. pour vingt.
Ben s'esclaffa.
- Ça sera les vingt mille dollars les plus facilement gagnés de l'histoire.
- Tu as l'intention d'emménager chez moi ? demandai-je, interrompant leurs fanfaronnades et autres tractations financières - sans parler de mes prétendues « galères avec mes potes ».
- Oui, ma puce, répondit Mal, sérieux comme un pape.
Je tressaillis en entendant le surnom dont il venait de m'affubler mes choisis de me concentrer sur le véritable problème.
- Et quand est-ce qu'on a discuté de ça, au juste ?
- Tu étais peut-être déjà partie à ce moment-là, mais ça ne change rien aux faits. (Il se tourna vers Ben.) Timing parfait avec l'arrivée de ma mère. Elle va surkiffer Anne. Elle a toujours voulu que je trouve une fille gentille, que je me stabilise et tout le bordel.
- Je croyais que tu n'aimais pas Portland, remarqua Ben.
- Je n'aime pas Portland. Mais j'aime bien Anne, contra-t-il avec un clin d'oeil vers moi. Et puis, Davie ne va pas retourner à L.A. avant un bail. Même Jimmy a évoqué l'idée de déménager. Il envisage d'acheter l'appart d'à côté.
***
- Désolé, dit-il. Je suis sûr que tu es très sympa, mais mon coeur ne bat que pour Anne.
La fille me jeta un regard vide, fit virevolter sa crinière et pivota pour partir. Faisant fi de sa mauvaise humeur, Ben l'attrapa par la taille et l'attira sur ses genoux. Il ne lui fallut pas plus d'un millième de seconde pour transférer ses ardeurs sur lui. Après tout, Ben était un beau gosse baraqué auquel peu de femmes résisteraient.
Mal se jeta à mes pieds. Surprise, je m'empressai de regagner mon siège.
- Pardonne-moi, Anne. Je me suis égaré.

6 févr. 2022

Sous ta peau, Tome 2 : Broken.


Titre : Sous ta peau, Tome 2 : Broken.
Auteur : Scarlett Cole.
Genre : Romance.
Edition : JC Lattès.
Collection : &moi.
Nombre de page : 360 pages.
Prix : 14.90€.


Résumé :

 Drea a déjà une vie assez remplie sans que Cujo vienne tout chambouler. Ils doivent pourtant faire équipe pour préparer les fiançailles de Trent et Harper, leurs meilleurs amis. S'il a la fâcheuse tendance à l'excéder, Cujo est aussi sacrément sexy et Drea a bien du mal à garder ses distances. Surtout lorsqu'elle est témoin d'un enlèvement et que Cujo l'aide à découvrir la vérité. Une vérité qui risque de les mettre en danger...


Extrait :

 - Qu'est-ce que tu as entendu de ma conversation avec Connor hier soir ? demanda Cujo en regardant Drea lécher sa glace, tout à coup extrêmement envieux de son cône.
- Ça n'a pas d'importance, Cujo. J'ai compris. Tu ne m'apprécies pas spécialement mais...
- C'est faux, crevette, la coupa-t-il en glissant ses doigts dans ses cheveux emmêlés. Tu vois ça ? Tu n'aimais pas mon crâne rasé, alors je me suis laissé pousser les cheveux.
Au diable sa fierté. Il n'était qu'une foutue mauviette. Son crâne chauve lui servait de rappel de l'épreuve qu'il avait traversée. La preuve qu'il avait survécu. Pourtant, un seul mot de Drea avait suffi à le faire revenir sur sa décision.
- C'est vrai ? fit-elle, son regard noisette trahissant sa perplexité.
- Oui, c'est vrai. Le soir où on s'est vus pour la première fois, à la salle de billard. Tu m'as dit que je ressemblais à une brute, expliqua-t-il en levant les yeux, agacé par lui-même. Tu m'as dit que ça ne te plaisait pas. Et ça m'a dérangé. Donc tu te trompes. Je t'apprécie. Tu veux savoir ce que je disais à Connor avant ton arrivée ?
Elle hocha la tête, se mordilla la lèvre.
- Je lui expliquais les sentiments contradictoires que tu m'inspires. Je t'admire énormément, tout en ayant conscience que tu pourrais me mener à ma perte.
Drea rit.
- N'en fais pas trop quand même, Cujo, répliqua-t-elle en essayant de dissimuler un bâillement de la main.
- Dis-le si je t'ennuie, plaisanta-t-il.
- Désolée. Je suis crevée en ce moment.
Amaya et Zephyr se laissèrent tomber fesses les premières sur le sable, juste à côté de la promenade. Cujo guida Drea jusqu'à un banc non loin.
- Je ne suis pas le genre de mec qui s'embarque dans des relations sérieuses, crevette. (Il se pencha en avant, contemplant le mouvement des vagues avant de vérifier que les filles allaient bien.) J'aimerais que ce soit le cas, mais j'ai pris la décision il y a longtemps de ne jamais m'engager avec quelqu'un.
- Comment est-on passés de l'organisation d'une fête de fiançailles à une discussion sur l'engagement ? C'est un poil prétentieux de ta part, non ?
Cujo fit glisser un doigt sur la peau douce de la clavicule de Drea, puis posa une main sur sa nuque. Merde.
Les lèvres de Drea s'étaient entrouvertes sous le coup de la surprise et Cujo fut affreusement tenté d'y plaquer les siennes.
- Peut-être. Voilà ce qui pourrait se passer. On sortirait ensemble. On rigolerait. On se disputerait. On se réconcilierait en faisant l'amour comme des dieux.
Comme il l'avait prévu, Drea frissonna. Son souffle court, rapide soulevait sa poitrine en rythme, vision qui fit durcir son sexe instantanément.
- Qu'est-ce qui te fait dire qu'on ferait l'amour comme des dieux ? répliqua-t-elle, sa voix réduite à un murmure.

19 mars 2021

Close-Up, Tome 1 : Indomptable Sandre.


Titre : Close-Up, Tome 1 : Indomptable Sandre.
Auteur : Jane Devreaux.
Genre : Romance.
Edition : Hugo & Cie.
Nombre de page : 371 pages.
Prix : 14.50€.


Résumé :

La rumeur dit que Sandre a de lourds secrets familiaux.
Tout le contraire de Josh, le beau gosse de l'école.
Et pourtant... Quand le festin s'en mêle, les a priori pourraient bien se révéler faux.

 Elle, c'est Sandre River. Ses yeux noirs trop maquillés en ont déjà fait trembler plus d'un. Elle est solitaire, mystérieuse, et tous craignent ses réparties. Mais ses grands yeux de photographe observent le monde avec envie, voire plus en ce qui concerne Josh.

Lui, c'est Joshua Anderson, le rugbyman le plus populaire du lycée. Celui qui sort avec la sublime et trop prude Marcy Shepard, et dont la vie paraît tellement droite qu'elle ne peut que cacher des secrets.

Jamais Sandre ne reconnaîtra qu'il lui plaît. Jamais Josh n'avouera que ses hormones le travaillent et qu'il n'en peut plus d'attendre. Une seule provocation de Sandre va suffire à bouleverser leur vie : « Tu sais quoi, mon vieux, t'as les couilles en ébullition et t'arrives plus à penser avec ta tête. »

Qui aurait pu imaginer que ces mots donneraient naissance à une incroyable histoire où les deux héros adolescents vont découvrir leurs corps et peut-être s'aimer...


Extrait :

 Je m'apprête à sonner quand je me rappelle ses mots : « T'as les couilles en ébullition et t'arrives plus à penser avec ta tête. » Je ne peux pas remettre les pieds dans cette baraque maudite. Je suis prêt à m'enfuir quand la porte s'ouvre toute seule.
Une inconnue se trouve de l'autre côté. Elle porte un débardeur et un legging noir comme si elle allait faire du sport. Elle est mince et de longs cheveux bruns, qui paraissent incroyablement doux, encadrent sa silhouette magnifique. Ses iris sombres m'observent, amusés, et sa bouche pulpeuse esquisse un étrange sourire. Ses traits sont d'une finesse étonnante, presque enfantine. Sandre a une sœur ?
- T'as l'intention d'entrer un jour ? déclare-t-elle sur un ton moqueur.
Le son de sa voix me fait sursauter. Ce n'est pas une inconnue, c'est la rebelle. Je réalise que jusqu'à présent, je n'avais jamais remarqué autre chose que ses grands yeux qui me fusillaient ; sans maquillage, elle n'est tout simplement plus la même. En plus, elle serait presque... vraiment belle ! Et son sourire embarrassé a quelque chose de surréaliste.
Je suis toujours figé sur place quand elle claque la porte derrière moi et me pousse dans les escaliers qui conduisent à l'étage. M'emmène-t-elle dans sa chambre ? Je la soupçonne de me dissimuler une partie de son univers, de m'éloigner de ce que j'ai vu en elle la dernière fois, de vouloir me détourner de la vérité. Elle m'entraîne dans une petite pièce étonnamment vide et blanche, à l'exception d'un lit et d'un grand miroir. Ce style épuré, comme au rez-de-chaussée, ce n'est pas elle. Il y a vraiment quelque chose qui cloche dans cette maison.
- C'est ta chambre ? je bredouille, incapable de comprendre ce que je fais ici.
- Les posters, ce n'est pas mon truc, se contente-t-elle de répondre, tout aussi gênée.
Perd-elle sa confiance, une fois quittés son eye-liner et ses vêtements trop grands ? Perplexe, j'observe Sandre, tellement différente sans son regard charbonneux, et cette pièce qui ne reflète aucune rébellion. Je voudrais savoir ce que je fiche ici, mais les multiples émotions qui traversent son visage sont indéchiffrables.
- Eh, c'est quoi ton truc ? je tente sans oser bouger.

14 mars 2021

Dragonfury, Tome 4 : Furie de désir.


Titre : Dragonfury, Tome 4 : Furie de désir.
Auteur : Coreene Callahan.
Genre : Bit-lit.
Edition : Milady.
Nombre de page : 478 pages.
Prix : 7.90€.


Résumé :

Les dragons vivent cachés parmi les hommes depuis toujours.

 Wick est le plus sauvage des Nightfury, refusant de se lier à qui que ce soit. Il accepte pourtant de sauver Jamison Jordan, humaine injustement emprisonnée, et de la ramener à sa famille. J.J. avait perdu tout espoir de s'en sortir, mais leur rencontre lui offre une seconde chance qu'elle est bien décidée à saisir. Ébranlé par l'attirance qu'il ressent envers elle, Wick devra vaincre ses peurs pour s'unir à J.J. avant que la guerre entre dragons ne les sépare.


Extrait :

 La douce chaleur du réconfort. L'intense chaleur de son corps ajoutée à son odeur tandis qu'il l'emmenait.
J.J. inspira une rapide bouffée d'air. Qu'il l'emmenait ? Non, un instant. Était-elle en train d'imaginer ça ou...
Un juron interrompit le fil de ses pensées.
La raclement vint ensuite, puis un bruit sourd sur quelque chose de gros.
Elle ouvrit les yeux et... « boum ! » les souvenirs lui revinrent d'un coup. Ainsi que l'inquiétude la plus totale. Bonté divine ! elle n'était plus à l'hôpital, mais sur le siège avant d'un 4x4. Le dossier était totalement baissé et elle était étendue sur le flanc, blottie dans une veste en cuir, les jambes recouvertes d'une couverture, en face...
D'un ange. Un homme dont elle se souvenait à présent de manière totalement claire.
Étrange, c'est le moins qu'on puisse dire. À cause des médicaments qui jouaient avec son esprit, elle avait douté de son existence lorsqu'elle l'avait vu dans le couloir. À présent, maintenant que le Demerol ne faisait plus effet, la lucidité lui était revenue, l'aidant à cataloguer les détails. J.J. lécha l'entaille sur sa lèvre inférieure. Grand. Fort. Des yeux d'un ambre doré sur un visage bien trop beau. Grand, méchant et musclé. Il était tout ça à la fois, portant chacun de ces qualificatifs comme un chien de garde portait un collier clouté et montrait ses dents acérées.
Ignorant sa gorge douloureuse, J.J. déglutit.
- Wick.
- Merde ! (Il lui lança un regard en biais.) Tu es réveillée.
- Pas un ange.
Il sourit.
- Loin de là.
Bon à savoir. Il vaudrait mieux ne pas l'oublier. Pourquoi ? Quelque chose à son sujet n'était pas réellement dompté. Il était trop intense pour être jugé sûr. Mais alors même que son instinct protestait, l'avertissant du danger, J.J. ne parvint pas à savoir le moins du monde peur de lui. Il ne lui ferait pas de mal. Était-elle folle de penser cela ? Probablement. Mais, pour une raison obscure, cette observation ne changeait rien.
Elle n'avait pas peur de lui.
- On est où ?
***
- En sécurité, répondit-il sans quitter la route des yeux, ses grandes mains sur le volant, l'expression résolue. Rendors-toi.
- Peux pas. (L'angoisse pulsait dans ses flancs de manière plus insistante à présent, descendant progressivement le long de sa jambe pour aller marteler sa cheville cassée). J'ai mal.
- Je sais. Tiens bon, vanzäla. Je te trouverai de l'aide.
Pas assez vite. Ça ne viendrait pas assez vite. Elle avait besoin de quelque chose sur-le-champ. Quelque chose que l'expérience lui avait prouvé qu'il pouvait lui donner.
- Est-ce que tu pourrais...
Il haussa un sourcil.
- Quoi ?
- Me tenir la main ?
Il lui lança un regard surpris, puis secoua la tête.

12 mars 2021

Juste quelqu'un de bien.


Titre : Juste quelqu'un de bien.
Auteur : Angéla Morelli.
Genre : Contemporain.
Edition : Harlequin.
Collection : &H.
Nombre de page : 331 pages.
Prix : 14.90€.


Résumé :

 À trente-quatre ans, Bérénice n'a plus aucune certitude. Tout ce qu'elle croyait savoir sur la vie a pris l'eau, elle multiplie les amants, mais ne tombe jamais amoureuse et, cerise sur le gâteau, voilà qu'elle n'arrive plus à écrire une ligne, alors que l'écriture est sa raison d'être. Heureusement, elle peut compter sur les trois femmes de sa vie : sa mère et sa grand-mère, avec qui elle partage une jolie maison cachée au cœur de Paris, et Juliette, son amie d'enfance. Mais ça ne suffit plus.

Bérénice n'a donc plus le choix. Elle doit enfin affronter les questions qu'elle a toujours refusé de se poser et accepter de faire une place... aux hommes de sa vie. En commençant par son père, dont elle ne sait rien, et par Aurélien, un homme surgi du passé, qu'elle vient de croiser et qui ne l'a pas reconnue.


Extrait :

 Arthur était en train de colorier la mer lorsqu'on toqua à sa porte.
Bérénice ne put s'empêcher de tressaillir.
- Ça doit être ton papa.
Elle essaya de faire taire son trac durant le très court trajet qui la séparait de l'entrée, mais ce fut peine perdue : la main qu'elle posa sur la poignée tremblait légèrement. Elle prit une profonde inspiration et ouvrit, en espérant à moitié que sa mère avait accompagné Aurélien.
Mais celui-ci était seul.
- Entrez, entrez, dit Bérénice sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. Arthur, ton papa est là !
L'enfant se leva à son tour et s'approcha de son père, son dessin à la main.
- Qu'est-ce que tu as fait de beau ? demanda ce dernier en se penchant vers le garçonnet.
Arthur lui tendit la feuille.
- Mais c'est...
- Notre navire pirate, expliqua Bérénice. Nous nous sommes rendu compte que nous avions une passion commune pour L'Île au trésor.
Une lueur d'espoir s'afficha sur le visage d'Aurélien.
- Comment vous vous en êtes rendu compte ? Il vous l'a dit ?
- Non, répliqua Bérénice, qui lut de la déception sur le visage d'Aurélien, dont les traits s'affaissèrent légèrement. Mais il me l'a fait comprendre grâce à l'aide du Capitaine Haddock, pas vrai, bonhomme ?
Arthur hocha la tête.
- Le Capitaine Haddock ? demande Aurélien, perplexe.
Bérénice fit un geste en direction de la cage.
- Mon perroquet.
Comme s'il avait compris qu'on parlait de lui, le volatile gonfla le jabot, s'agita d'une patte sur l'autre et cria :
- À l'aborrrdaaaage ! À l'aborrrdaaaage !
- Un perroquet de pirate, commenta Aurélien, et son sourire de guingois étira ses lèvres.

17 juil. 2020

Désolée, je suis attendue.


Titre : Désolée, je suis attendue.
Auteur : Agnès Martin-Lugand.
Genre : Contemporain.
Edition : Pocket.
Nombre de page : 405 pages.
Prix : 7.60€.


Résumé :

 Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d'affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l'adrénaline est son seul moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s'inquiètent de son attitude. Peu importe les reproches, elle a simplement fait un choix, animée d'une farouche volonté de réussir. Mais le monde qu'elle s'est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé...


Extrait :

 J'étais face à un revenant, qui semblait aussi sidéré que moi.
- Yaël... c'est bien toi ?
Il avança dans ma direction. Il n'avait presque pas changé, si ce n'étaient les lunettes en écaille qui avaient fait leur apparition sur son nez légèrement tordu depuis qu'il se l'était cassé en faisant l'imbécile avec Adrien ; ça avait pissé le sang et avec les filles on avait joué les infirmières en l'accompagnant aux urgences. Le maillon manquant de la troupe s'était matérialisé là, sous mes yeux.
- Bonjour, Marc, lui dis-je, la voix blanche.
Personne n'avait plus prononcé ce prénom depuis bien longtemps. Moi, la première.
- On t'a cru mort ! sifflai-je avec ironie.
Ma remarque le toucha, il retira ses lunettes et passa sa main dans ses cheveux courts ; il avait toujours ce même châtain clair virant au blond avec le soleil. Il regarda en l'air, la respiration coupée, totalement désarçonné. Bien fait pour lui ! Il avait intérêt à s'armer de courage s'il comptait m'affronter. Puis il se frotta les yeux, ouvrit la bouche une première fois, sans rien dire, mais en bougeant les mains. Visiblement, il cherchait ses mots. Il ne fallait pas qu'il compte sur moi pour lui faciliter les choses.
- Yaël... si je m'attendais à ça...
- Tu n'as rien de plus à dire ! aboyai-je, mauvaise.
Ce cher Marc se liquéfiait à vue d'oeil. C'était tout ce qu'il méritait.
- Si... Pardon... Que fais-tu ici ?
La question à ne pas poser.
- Je m'abrite de la pluie.
- Merci la pluie de t'avoir envoyée ici, me dit-il, un grand sourire aux lèvres.

8 juil. 2020

Le fils prodigue.


Titre : Le fils prodigue.
Auteur : Danielle Steel.
Genre : Contemporain.
Edition : Pocket.
Nombre de page : 352 pages.
Prix : 6.95€.


Résumé :

 Depuis leur plus jeune âge, Peter et son frère Michael se haïssent. Ils ont toujours été différents en tout point. L'un a fui sa famille et a quitté le Massachusetts pour travailler dans la finance à New York, l'autre s'est établi dans sa ville natale en tant que médecin et est devenu un citoyen apprécié et respecté de tous. Vingt ans plus tard, le fils prodigue revient. Contre toute attente, les relations fraternelles semblent s'être apaisées... jusqu'à ce qu'une série de décès, qui paraissaient naturels au départ, touche la ville et ses alentours. Et si l'un des frères était lié à l'affaire ?


Extrait :

 « À vingt ans, Bill en a eu marre ; il est parti. C'est peut-être mieux comme ça... Je crois qu'ils finiraient par se tuer. C'était l'enfer pour tout le monde quand Bill était à la maison. Même Lisa s'en mêlait, alors qu'elle adore son frère. Moi aussi, je l'aime. Je ne lui souhaite que le meilleur. Et le mieux pour lui, ce n'est vraiment pas de vivre ici.
Ainsi, Maggie était prête à se priver de son fils pour le bien de ce dernier. Peter en eut le coeur serré.
- Ça ressemble aux problèmes que j'ai eus avec Michael quand on était jeunes, fit-il remarquer.
- Non, c'est pire. Bien pire.
- Parfois, il n'y a pas assez de place pour deux mâles sur le même territoire. Chez nous, on était trois garçons, et j'étais clairement de trop. Je me sentais toujours en décalage avec mon père et mon frère, alors je suis parti, moi aussi. Il fallait que je fasse mon trou ailleurs. J'ai réussi, et je suis certain que Bill s'en sortira parfaitement. Peut-être reviendra-t-il plus tard...
Peter tentait de redonner espoir à Maggie, mais il n'était lui-même guère convaincu.
- Mike est assez dur, quand il est énervé, observa-t-il.
 - Et Bill l'est encore plus, répondit-elle en souriant. Il est impitoyable avec son père. Et c'est toujours à mon sujet qu'ils se battent. Je n'ai pas envie qu'ils s'entre-tuent pour moi. C'est terrible de dire ça, mais ça a été un soulagement quand Bill est parti.
Peter ne put s'empêcher de se demander si sa mère avait ressenti la même chose à son propos. Il avait été une voix dissidente au sein de sa propre famille, en quête d'une justice qu'il n'avait jamais obtenue. Mais sa mère lui avait pardonné de s'être éloigné, comme Maggie le faisait avec Bill.

12 juin 2020

Riley Jenson, Tome 4 : Jeu dangereux.


Titre : Riley Jenson, Tome 4 : Jeu dangereux.
Auteur : Keri Arthur.
Genre : Bit-lit.
Edition : Milady.
Nombre de page : 372 pages.
Prix : 7.10€.


Résumé :

Entrez dans un monde fantastique d'intrigues et de sensualité...

 Les boîtes de nuit de Melbourne exaucent tous les souhaits, y compris les plus osés. Pour Riley, l'un de ces lieux est devenu une obsession. Ce n'est pas le plaisir qu'elle y cherche, mais un tueur qui se sert de l'endroit pour repérer ses prochaines victimes. Elle peut compter sur l'aide de Jin, un barman au corps de rêve. Celui-ci va l'entraîner dans un royaume sulfureux qu'elle n'aurait jamais pu imaginer. Et dans ce tourbillon de danger et de passion, un terrible mystère se révèle, et c'est Riley qui devient l'ultime objet du désir.


Extrait :

 - Riley, attends, appela-t-il en me touchant de nouveau le bras, mais cette fois-ci plus gentiment, avec moins d'autorité. Je m'arrêtai et le regardai.
- Quoi ?
Il me força à me retourner pour être face à moi et planta ses yeux dans les miens, l'air inquiet.
- Tu es sûre que ça va ?
Je tentai de me dégager de sa prise mais il la raffermit légèrement.
- Évidemment que ça va. Lâche-moi.
Il refusa de s'exécuter.
- Tu as l'air vidée.
Un frisson qui ressemblait bien à de la peur me parcourut.
- Quoi ?
- J'ai dit que tu avais l'air...
- Je sais ce que tu as dit, mais qu'est-ce que ça signifie exactement ?
- Que quelqu'un s'est nourri de toi.
Le sentiment de peur s'intensifia.
- Comme un vampire ?
Il acquiesça et, d'une main délicate, saisit mon menton et exposa le côté droit, puis gauche de mon cou.

1 mai 2020

Bad, Tome 2 : Amour dangereux.


Titre : Bad, Tome 2 : Amour dangereux.
Auteur : Jay Crownover.
Genre : Romance.
Edition : Harlequin.
Collection : &H.
Nombre de page : 384 pages.
Prix : 7.50€.


Résumé :

 Pour Brysen, l'amour, ce n'est clairement pas au programme. Sa vie est bien trop remplie pour y caser un homme. Car, en plus de ses cours à la fac et de son job de serveuse, il faut aussi qu'elle s'occupe de sa famille qui part à la dérive depuis que sa mère dépressive a décidé de se soigner à la vodka. Non, vraiment, elle n'a pas le temps de s'amuser. Et encore moins de s'amuser avec Race, le frère de sa meilleure amie, dont la simple vue embrase tous ses sens. Elle ne doit surtout pas craquer, d'autant plus que le beau blond est aussi sexy que dangereux, et on murmure dans The Point qu'il est le nouveau roi de la ville... Alors, à chaque fois qu'elle le croise, Brysen met un point d'honneur à être aussi désagréable et méprisante que possible. Mais manifestement, il en faut plus que ça pour décourager Race. Et elle sait pertinemment que, lorsqu'il se décidera à passer à l'attaque, elle ne sera pas de taille à résister.


Extrait :

 Je revins dans la Mustang et regardai ma passagère dans l'obscurité. Elle avait les yeux grands ouverts et les pupilles dilatées. Je me demandai si je ne devais pas m'inquiéter d'une éventuelle commotion cérébrale.
- Ça va ?
Elle fit rouler sa tête de droite à gauche contre le siège en cuir.
- Non. Ça fait un moment que plus rien ne va.
Je fis démarrer la voiture et sortis du parking. Le ronronnement du moteur était étrangement réconfortant. Je la vis se redresser légèrement alors que le sang sur ses jambes commençait à couler sur le tapis de sol. Je voulais lui dire de ne pas s'inquiéter, mais ses mots bourdonnaient dans ma tête comme des abeilles affolées.
- Pourquoi quelqu'un a essayé de ta renverser ?
Elle me lança un regard de côté et coinça une mèche de cheveux derrière son oreille.
- Je ne sais pas. Je ne sais pas non plus pourquoi je reçois des messages bizarres, pourquoi on me tire dessus à des fêtes, pourquoi je me plante dans un cours qui ne devrait me poser aucun problème, ou pourquoi je continue à trouver des excuses à mes parents. Je ne comprends vraiment pas comment c'est devenu ma responsabilité de faire en sorte que ma soeur atteigne l'âge adulte en étant le moins traumatisée possible par la situation absurde à la maison. Rien de tout ça n'a de sens, et pourtant ça continue et je n'ai plus aucun contrôle sur ma propre vie.