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17 août 2022

Off the Map, Tome 2 : Wild Boy.


Titre : Off the Map, Tome 2 : Wild Boy.
Auteur : Lia Riley.
Genre : Romance.
Edition : City.
Nombre de page : 313 pages.
Prix : 17.90€.


Résumé :

Ils vivent une passion infinie où rien n'est garanti, mais tout est possible...

 Leur amour n'était destiné à durer que le temps d'un été. Et pourtant.

Lorsque Natalia est tombée amoureuse de Bran, le beau surfeur aux yeux verts hypnotiques, son univers sombre a soudainement été illuminé. De son côté, Bran a été irrésistiblement attiré par celle qui lui a volé son coeur comme aucune autre fille.

Mais il y a un problème : Natalia n'a qu'un visa de quelques mois en Australie, elle n'est pas censée rester dans ce pays coloré, rude, sauvage... et si loin de chez elle. Doit-elle accepter de tout quitter pour vivre cette passion sauvage ? Peut-être. Encore faut-il que les fantômes surgis de son douloureux passé lui en laissent la possibilité...


Extrait :

 Je m'appuie sur le côté de ma Kingswood. Le lampadaire scintille, effaçant les étoiles dans le ciel du soir qui tombe. Talia prend un temps dingue. Qu'est-ce qu'elle a en tête, là ? Une balade ? Un plan romantique ? Je ne suis pas d'humeur. Sur le point de mettre fin à son petit manège, je contourne la voiture, quand elle ouvre la porte et, vêtue de mon sweat noir à capuche préféré, d'immobilise dans la lumière du hall.
Attends... Pourquoi elle a pris mon sac à dos ?
- Elles sont où, tes planches ? demande-t-elle.
Elle descend de la véranda en s'attachant les cheveux.
Je suis stupéfait. Elle veut aller surfer ? Maintenant ?
De tout ce que j'aurais pu imaginer, elle a trouvé le plus inattendu.
- Regarde, dit-elle, la tête vers le ciel. C'est la pleine lune ou presque.
Mes tripes se serrent, une bataille s'engage entre l'amour fou et l'instinct de protection. Cette fille a un accès libre vers mon coeur !
Elle me renverse d'une façon qui ne devrait pas être autorisée par la loi. Ce qu'elle voit en moi, je préférerais le garder enfoui au plus profond de mon être. J'avance dans l'allée et pose les mains sur le portail.
- Allons, Capitaine. On rentre à la maison. Il faut qu'on dorme un peu.
Elle arrive en bas des marches.
- Hors de question. Je n'ai aucune idée de ce qui t'arrive, mais je n'ai pas du tout envie de rester à te regarder ériger la Grande Muraille.
- Tu as froid.
Je me penche vers elle et tire sur la ficelle du sweat-shirt. Elle a mis un bonnet en laine gris qui lui recouvre le front.
- Non, moi, ça va très bien, riposte-t-elle en tapotant le sac à dos de son pouce. J'ai pris une nouvelle tenue étanche, une petite merveille imperméable et chaude. Et avec ça, des bottes et des gants. Je vais être comme un poisson dans l'eau ou, pour être plus exact, dans le néoprène. J'ai aussi pris ta tenue et ton matériel. Je sais pas où tu ranges tes planches.
Le vent taquine mes cheveux. C'est une légère brise du nord ; les vagues doivent être parfaites. Talia a raison : la lune est presque pleine.
Je me frotte la nuque.
- On pourrait aller vers le South Arm. Ça nous prendra dans les trente minutes. Clifton devrait être pas mal. Je connais une plage de sable sympa ; un super beach break.
- Alors, qu'est-ce que t'attends ?
C'est vraiment de l'enthousiasme ou juste de la bravade ?
- Tu as beaucoup surfé cet été ?
- Une fois par semaine, je dirais. Plus que jamais.
Elle pose la tête sur mon épaule.
Je suis tenté. Les sorties de nuit sont extra. On est face au vide, au néant, les sens en état d'alerte absolue. Cependant, avec le niveau de Talia, meilleur que ce qu'elle prétend, mais pas loin de débutant tout de même, je ne veux pas me retrouver dans une mauvaise situation pour les mauvaises raisons.
- Je suis un peu nerveuse, c'est tout.
Comment elle fait ça ? Elle lit dans mes pensées ou quoi ? Ou peut-être juste que j'envoie des messages subliminaux peu encourageants.
Elle s'efforce de se montrer courageuse pour moi, et il faut que je fasse de même.
- OK, on y va, alors. Les planches sont derrière ; je vais les chercher.
Une heure plus tard, au bord de la plage, je remonte la fermeture dans le dos de la combinaison de Talia. La lune miroite sur l'eau noire. Les vagues se succèdent, régulières et propres. Je prends une profonde respiration, me délectant de la fraîcheur des embruns et du parfum envoûtant du varech en décomposition. Toute mon attention est mobilisée par mon anticipation, mes sens aiguisés par l'obscurité.
Talia s'approche de moi, fébrile.
- Partante, vraiment ?
- Oui, bien sûr !
Un autre rouleau se brise. Les conditions sont idéales. Si elle change d'avis, je ferai quand même une petite glisse rapide.
Peut-être deux, allez.
- C'est quoi, ce bruit ? demande-t-elle en se figeant. Là, encore une fois. T'as entendu ?
Je me concentre et souris quand je perçois une sorte de braiment qui provient des brisants.
- Les manchots pygmées.
- Sérieux ? Il y a des manchots par ici ?
- Bien sûr. En été, ils construisent des terriers le long de la côte. Si tu te balades à côté d'une colonie après la tombée du jour, c'est carrément le vacarme.
- Des manchots, murmure-t-elle. C'est trop cool !

10 août 2022

The boy next door.


Titre : The boy next door.
Auteur : Penelope Ward.
Genre : Romance.
Edition : Hugo & Cie.
Nombre de page : 421 pages.
Prix : 7.60€.


Résumé :

 Chelsea s'installe dans un nouvel appartement après une rupture amoureuse douloureuse. Le changement lui fera le plus grand bien et lui permettra de rencontrer de nouvelles personnes. Justement, son voisin d'en face, Damien, est sexy et amusant. Partager le même palier est un peu compliqué au début : il possède deux chiens très bruyants et les murs qui les séparent sont un peu trop fins. Cependant, ils deviennent vite les meilleurs amis du monde. Chelsea qui pensait ne jamais oublier son ex, Elec, se surprend à imaginer bien plus qu'une simple amitié avec Damien, mais il semble réticent à envisager autre chose. Chelsea n'est pas sûre de pouvoir se contenter de cette relation amicale et surtout, elle veut en savoir davantage sur Damien, qui paraît cacher bien des secrets.
Nouvel appartement, nouvelle vie.


Extrait :

 - Sérieux, ils aboient super fort aujourd'hui, dis-je en me frottant les yeux.
La voix de Damien au téléphone était trop claire et enjouée si tôt le matin.
- Pourquoi ne viens-tu pas prendre le petit déjeuner avec nous ? Si tu ne peux pas les battre, joins-toi à eux.
- Alors le seul moyen de faire taire les Double D est de venir chez toi ? Sérieusement, il doit bien y avoir une meilleure solution.
- Meilleure que de petit déjeuner avec nous ? Tu leur manques.
- J'en doute fortement.
Ces dernières semaines, Damien et moi avions commencé à remarquer que, pour une raison inconnue, les chiens s'arrêtaient d'aboyer quand je venais me plaindre le matin. Dès que je rentrais chez moi, les aboiements reprenaient. C'était comme s'ils me provoquaient.
- Viens, je te ferai du café et des œufs. Par contre, si tu veux des tartines grillées, il faut venir avec le grill.
- Je vais me faire griller quelques tranches de pain et les apporter, dis-je en enfilant des vêtements avec le sourire.
- On va oublier le bacon, dit-il en riant.
- Hmmm... ouais. Pas de bacon, s'il te plaît.
Damien avait laissé sa porte entrouverte et vidait une poêle pleine d'œufs brouillés sur deux assiettes quand j'entrai.
Un plat de toasts dans les mains, je lançai :
- Tu as vu, ils ne sont même pas brûlés.
- Tu ne devais pas être en train de lire.
Dudley et Drewfus m'entourèrent, mais comme je m'y attendais, ils s'étaient arrêtés d'aboyer dès que j'étais entrée.
Espérant récupérer quelques miettes, ils s'assirent à nos pieds tandis que Damien et moi mangions à la table de la cuisine.
- C'est fou comme ils sont calmes.
- Ils sont calmes quand ils sont contents, fit-il remarquer après avoir pris une bouchée de pain grillé.
- Alors tu veux dire qu'ils sont plus heureux quand je suis ici ?
- Peut-être qu'ils aiment avoir une présence féminine quand ils se réveillent, ou peut-être juste qu'ils sentent quelque chose que les autres ne sentent pas.
- Quelque chose chez moi ?
- Tu sais comme leur odorat est puissant.
- Oui, je sais, dis-je en riant. Entre ton oreille supersonique et leurs nez hyper sensibles, je suis cernée, ici.
- Peut-être qu'ils aiment ton odeur.
- Tu veux dire que je suis comme un morceau de viande fumée pour eux ?
- Non. Tu sens meilleur que le bacon.
- Tu m'as sentie ?
- Oui.
- Et alors ? Je sens quoi ?
- Tu sens très bon. Une odeur sucrée.
- You bacon me paranoid.
Il se mit à rire.
- D'accord... donc soit ils aiment ton odeur, soit ils sentent juste que tu es une personne amicale et ils se calment quand tu es là.
Damien me regardait avec un air amusé qui me poussa à demander :
- On parle des chiens là, ou de toi ?
- Peut-être des deux.
Mon coeur se serra, mais je préférai l'ignorer.
Damien écrasa une tranche de pain grillé et jeta les miettes par terre. Les chiens se jetèrent dessus.
Puis il se leva pour verser une autre tasse de café.
- Je ressors avec Brian Steinway, ce week-end, annonçai-je.
Il remuait le sucre dans son café, mais sa main s'immobilisa un moment quand il m'entendit.
- Je ne savais pas que tu continuais à le voir. Ça faisait longtemps que tu ne m'en avais pas parlé.
Brian et moi étions sortis seulement quelques fois en l'espace d'un mois. Même s'il ne provoquait rien de spécial en moi, contrairement à Damien, je n'avais aucune raison légitime de ne plus sortir avec lui. Nous n'étions pas allés au-delà du baiser ; principalement à cause de ma propre hésitation.
- Ouais... je me dis pourquoi pas ? Il est plutôt gentil.
Damien reposa brusquement son mug.
- Plutôt gentil ?
- Oui.
- Tu réalises que tu viens juste de le démolir, là ? Alors pourquoi tu t'embêtes à passer plus de temps avec lui si tu n'es pas folle de lui ?
Parce que j'ai besoin de quelqu'un pour me distraire de toi.
En même temps, j'adore être avec toi.
- Qu'y a-t-il de mal à passer du temps avec quelqu'un ?
- Ce qu'il y a de mal, c'est qu'il s'attache de plus en plus à toi. Et je vais devoir le foutre à la porte quand il va se fâcher.
- Tu t'emballes, là.
- D'accord. On verra bien. Quoi qu'il en soit, tu ne devrais pas perdre ton temps avec lui s'il ne représente pas exactement ce que tu cherches.
- On ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut.
J'étais sûre que Damien ne savait absolument pas que c'est à lui que je faisais allusion. Je pensais réussir à cacher mes sentiments pour lui ces derniers temps en faisant comme si nous n'étions que des amis. Mais s'il y avait une chose que j'avais apprise, c'est qu'on ne contrôle pas l'attirance qu'on peut avoir pour quelqu'un. Quand elle est là, elle est là. On peut l'ignorer ou agir en conséquence, pas la contrôler. Mais j'étais reconnaissante envers Damien, même si les choses ne pouvaient pas dépasser le stade de l'amitié. Au moins, il m'avait aidée à arrêter de penser à Elec.
- Où t'emmène-t-il 
- Manger une fondue.
- Au moins, il trempera son bout dans quelque chose.
- Tu es méchant.
- Tu lui as dit que tu aimais avoir deux bouts ?
- Pardon ?
- Tu sais... deux mecs... deux bouts.
- Je n'aime pas ça du tout... je n'ai même jamais fait ça de ma vie.
- Je te taquine.
- Tu aimes ça.
- Avec deux bouts ?
- Non ! Me taquiner.
- J'adore ça, Chels. Surtout quand tu rougis.
- Tu ne m'avais jamais appelée Chels.
- Tu n'aimes pas ?
- Elec m'appelait comme ça, alors non. Je ne suis pas très fan.
- Bien, alors il faut qu'on trouve un autre surnom.
- Lequel ?
- Je vais y réfléchir, dit-il avec un grand sourire.
- Oh non...
Damien posa son menton dans sa main.
- Il y a d'autres noms qui sont bannis ?
- Caméléon.
- Caméléon ? Pourquoi je t'appellerais « Caméléon » ?
- Elec mélangeait les lettres des mots pour en faire de nouveaux. Il a découvert un jour qu'avec les lettres de mon nom et de mon prénom, on pouvait faire, « chaméléon saje ». Je lui ai bien dit que ça ne s'écrivait pas comme ça, mais le surnom est resté.
- Hmmm. Elec n'est pas si intelligent que ça. Qu'est-ce qu'on trouve si on joue avec les lettres « tête de cul » ?
- Tu connais mon avis sur la question, dis-je en riant.
- Sucette ? proposa-t-il en riant. Ah non, il reste des lettres. Mais je comprends qu'on puisse devenir accro à cette connerie.
- Aux sucettes ou aux anagrammes ? plaisantai-je.
- Aux deux.
- En fixant Damien, je me dis combien j'étais heureuse d'avoir au moins trouvé un ami et un protecteur en lui.
- Tu es une bonne pâte, Damien. Et je suis sûre que tu cuisines aussi très bien les pâtes.
- C'est ma mère qui m'a appris à cuisiner.

7 août 2022

Crossfire, Tome 5 : Exalte-moi.


Titre : Crossfire, Tome 5 : Exalte-moi.
Auteur : Sylvia Day.
Genre : Romance.
Edition : J'ai lu.
Nombre de page : 495 pages.
Prix : 14.90€.


Résumé :

 Gideon Cross. Tomber amoureuse de lui a été la chose la plus facile que j'ai jamais faite. C'est arrivé instantanément. Irrévocablement. L'épouser, c'était un rêve devenu réalité. Rester mariée à ses côtés est le combat de ma vie. L'amour vous transforme. Le notre est à la fois un refuge dans la tempête, mais aussi la plus violente des tempêtes. Deux âmes brisées qui s'entremêlent pour n'en former qu'une seule. Nous avons révélé nos plus profonds et plus hideux secrets. Gideon est le miroir qui reflète mes défauts... et aussi toute la beauté que je ne pouvais pas voir. Il m'a tout donné. Désormais, je dois lui prouver que je peux être son roc, être ce même refuge qu'il représente pour moi. Ensemble, nous pouvons affronter ceux qui tentent de s'interposer entre nous. Mais notre plus grande bataille se trouvent dans les vœux qui nous lient. Se promettre de s'aimer n'était que le début. Se battre pour cet amour nous libérera... ou nous séparera à jamais.


Extrait :

 Je me sentais hors de mon élément, ce à quoi j'aurais dû être habitué depuis que j'avais rencontré Eva, mais elle avait toujours été une sorte de point d'ancrage, même quand elle me faisait chanceler. Tant que je m'accrochais à elle, je pouvais affronter toutes les tempêtes. Du moins le pensais-je.
La cherchant du regard, je fus soulagé de la voir s'approcher de moi d'un pas sautillant qui agitait sa queue-de-cheval.
- Goûte ça, ordonna-t-elle en portant un biscuit à mes lèvres.
J'ouvris la bouche et je refermai les dents une fraction de seconde trop tôt, lui mordant délibérément les doigts.
- Eh !
Elle fronça les sourcils. La douleur de la morsure eut l'effet escompté, et elle concentra son attention sur moi. Elle comprit tout de suite. Elle avait lu en moi.
- Tu veux aller dehors ? murmura-t-elle.
- Dans une minute, dis-je en désignant du menton le bar où Stanton me remplissait un verre.
Je lui attrapai le poignet pour la garder près de moi. La maintenir à l'écart du groupe m'agaçait. Je ne voulais pas être un de ces hommes qui étouffent la femme qu'ils aiment. Il me fallait du temps pour m'habituer à tout cela. La distance que je m'appliquais à maintenir avec les autres, y compris Cary, ne serait pas acceptable avec Stanton et Monica. Pas après avoir constaté combien Eva prenait de plaisir à être avec sa famille.
Elle se sentait en sécurité parmi eux, détendue. Alors que ce genre de réunions était pour moi synonyme de danger.
Je m'ordonnai de me calmer quand Stanton revint avec nos verres. Pour autant, je ne baissai pas la garde.
Martin approcha et nous présenta sa copine. Tous deux nous félicitèrent. Les choses se passèrent comme prévu et cela m'apaisa un peu, quoique pas autant que le double scotch que je vidai d'un trait.
- Je vais lui montrer la plage, annonça Eva en me prenant mon verre vide des mains.
Elle le posa sur une table basse tandis qu'elle m'entraînait vers la baie vitrée.
Il faisait plus chaud à l'extérieur - l'été semblait vouloir s'attarder. Une brise chargée d'embruns rabattit mes cheveux sur mon visage.
Nous marchâmes jusqu'au rivage, main dans la main.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-elle en me faisant face.
L'inquiétude dans sa voix me hérissa.
- Tu savais qu'il s'agissait d'une sorte de fête de famille pour célébrer notre mariage ?
Mon ton était si tranchant qu'elle eut un haut-le-corps.
- Je ne l'avais pas vue ainsi. Et maman n'a pas non plus appelé cette petite réunion ainsi, mais j'imagine que c'est logique.
- Pas pour moi.
Je pivotai sur mes talons et me mis à marcher face au vent.
- Gideon ! appela Eva en s'élançant derrière moi. Pourquoi es-tu fâché ?
Je me retournai d'un bloc.
- Je ne m'attendais pas à ça !
- À quoi ?
- Cette espèce de rituel d'intégration familiale.
- Je t'avais prévenu qu'ils étaient au courant, répondit-elle en plissant le front.
- Ça ne devrait rien changer.
- Heu... Dans ce cas, pourquoi le leur dire ? C'est toi qui voulais qu'ils le sachent Gideon. Que croyais-tu qu'il se passerait ? ajouta-t-elle comme je ne répondais pas.
- Je n'avais pas prévu de me marier, Eva, alors pardonne-moi de ne pas y avoir pensé.
- D'accord, dit-elle, levant les mains en un geste de reddition. Je suis un peu perdue, là.
Et je ne savais pas comment rendre les choses plus claires.
- Je ne peux pas... Je ne suis pas prêt pour ça.
- Prêt pour quoi ?
Je désignai la maison d'un geste impatient.
- Pour ça.
- Tu peux être plus précis ? demanda-t-elle prudemment.
- Je... Non.
- Est-ce que j'ai raté quelque chose ? insista-t-elle avec une pointe de colère. Qu'est-ce qu'ils ont dit, Gideon ?
Il me fallut un moment pour comprendre qu'elle se rangeait de mon côté. Ce qui ne dit que m'énerver davantage.
- Je suis venu ici pour être avec toi. Et tu passes ton temps avec ta famille...
- C'est aussi ta famille.
- Je n'ai pas demandé à ce qu'elle le soit.
À la compréhension qui se lut brièvement sur son visage succéda la pitié. Je serrai les poings.
- Ne me regarde pas comme ça, Eva.
- Je ne sais pas quoi dire. De quoi as-tu besoin ?
J'exhalai un soupir rauque.
- D'alcool.
Sa bouche s'incurva sur un sourire.
- Je suis sûre que tu n'es pas le premier jeune marié qui a envie de boire en présence de sa belle-famille.
- On peut éviter de les appeler ainsi, s'il te plaît ?
Son sourire disparut.
- Qu'est-ce que ça changerait ? Tu peux les appeler M. et Mme Stanton si tu veux, mais...
- Ce n'est pas moi qui ignore où est ma place.
- Je ne suis pas certaine d'être d'accord, répliqua-t-elle, les lèvres pincées.
- Il y a deux jours, ils m'auraient serré la main et appelé M. Cross. Là, ce sont des embrassades, des « appelez-moi maman » et des sourires pleins d'attente !
- En fait, elle t'a demandé de ne pas l'appeler maman, mais je comprends. Tu es devenu leur beau-fils, et ça te fait peur. Pourtant, qu'ils s'en réjouissent n'a rien d'affreux. Tu préférerais qu'ils réagissent comme mon père ?
- Oui.
La colère et la déception, je savais gérer.
Sous la lune, Eva recula d'un pas, le regard sombre.
- Non, me rétractai-je en me ratissant les cheveux - la décevoir, elle, je ne savais pas comment gérer. Putain, je n'en sais rien !
Elle m'étudia pendant une longue minute. Je détournai les yeux, regardai la mer.
- Gideon... dit-elle en se rapprochant de moi. Je comprends, franchement. Ma mère s'est mariée trois fois. Chaque fois, je me retrouvais subitement avec une nouvelle figure de père que je...
- J'ai un beau-père, l'interrompis-je sèchement. Ce n'est pas la même chose. On n'en a rien à foutre qu'un beau-père ne vous aime pas.
- C'est de ça qu'il s'agit ? dit-elle en m'enlaçant. Ils t'aiment déjà, tu sais.
Je l'attirai plus près.
- Ils ne me connaissent pas.
- Cela viendra. Et ils t'aimeront. Tu es le gendre dont rêvent tous les parents.
- Ne dis pas de conneries, Eva.
Elle me repoussa d'un geste plein de colère.
- Tu sais quoi ? Si tu ne voulais pas de beaux-parents, tu n'avais qu'à épouser une orpheline.
Elle fit demi-tour et se dirigea vers la maison au pas de charge.
- Reviens ici, aboyai-je.
Sans se retourner elle me fit un doigt d'honneur.

5 août 2022

Baby random, Tome 1.


Titre : Baby random, Tome 1.
Auteur : Alexia Gaïa.
Genre : Romance.
Edition : Hugo & Cie.
Nombre de page : 511 pages.
Prix : 7.60€.


Résumé :

 Il est 10h30 quand son patron arrive au café dans lequel travaille Célia à Chicago. Il lui fait un sourire et l'invite une fois de plus à dîner. Mais Max est français, et la réputation des Français pour briser les cœurs n'est plus à faire... Quelle excuse va-t-elle pouvoir trouver pour l'éviter ? Et si elle mettait ses préjugés de côté, Célia ne serait-elle pas surprise ?

Il est 11h05. Célia est debout derrière sa caisse. Il va arriver, elle le sait. Il vient tous les jours depuis un an, toujours à la même heure. Il ne dit pas bonjour, ne sourit pas, ne la regarde pas et commande toujours la même chose. Célia se maudit de n'être qu'une petite serveuse dans le décor de cet homme d'affaires. Pourquoi aurait-il envie de la regarder, après tout ?

Et si le sort décidait de se mêler de la vie amoureuse de Célia Fowell et de tout renverser sur son passage telle une tornade dans un magasin de porcelaine ?

L'imprévu pourrait être sa plus belle surprise !


Extrait :

 Je n'arrive pas à décrocher un mot. Il me regarde du coin de l'oeil.
- Je ne t'avais jamais vue avant. Tu viens d'où ? il me demande.
C'est comme de me prendre une claque en plein visage. Je te sers tous les jours, Roman Weiss...
- Du centre, vers le Millennium Park, je réponds en un souffle.
- Vraiment ? J'y suis tous les jours, on ne s'est jamais croisés. Tu bosses là-bas aussi ?
- Non, pas vraiment...
Bien sûr que j'y bosse ! Regarde-moi, tu crois que j'ai les moyens de vivre ailleurs que dans les quartiers Sud ? Voilà ce que j'aurais dû répondre, mais je crois que j'ai honte de lui avouer qui je suis... Une serveuse qui vit dans les quartiers Sud, où tu peux acheter de la came comme t'achètes une bouteille de lait.
- Tu bosses dans quoi ? il insiste.
- Tu me parais bien curieux, je lâche.
Il baisse la tête avec un sourire, et moi je reprends mon souffle. L'avoir juste là me donne envie de fuir loin d'ici. Mais en même temps, je suis si contente qu'il s'intéresse à moi que je pourrais passer la nuit sur ce banc s'il me le demandait.
- C'est vrai, je suis curieux. C'est à cause de ta robe.
Coup de chaud.
- Ma robe ?
- Tu as l'air très sage de face et... prête à tout de dos...
Ses yeux verts me transpercent. Je soutiens son regard une longue seconde avant de me détourner, incapable d'assumer ce qu'il m'envoie.
- Je ne suis pas assez bourrée pour entendre des trucs pareils, je marmonne.
Il explose d'un rire tout aussi charmant que le reste de sa personne. Bon sang, je ne peux pas le nier, ce type me fait craquer.
- Tu me plais de plus en plus, il me lance avec un sourire hollywoodien.
- Pour ça non plus, je ne suis pas assez bourrée, je lâche tandis qu'il se redresse pour fouiller une poche intérieure de sa veste.
Il en sort un portable. Ce truc est aussi grand que mon avant-bras ! Il doit coûter le prix d'un de mes avant-bras, en y pensant. Ce sont des doigts fins mais masculins qui pianotent je ne sais quoi sur l'écran. Je croise un regard vert amusé quand l'appareil vient se poser sur son oreille.
- Une ou deux ? il me demande.
- Une ou deux quoi ?
Est-ce que j'ai loupé un morceau de la conversation ?
- Des bouteilles ! Tu en veux une ou deux ?
- Ah euh... eh bien deux, au point où j'en suis...
Son visage s'illumine d'un magnifique sourire.
- La femme parfaite existe donc, il dit en mettant sa main sur son téléphone pour que son correspondant ne l'entende pas. Je savais que je finirais par la trouver...
Je me sens rougir. Encore... Une ado prépubère, voilà ce que je suis ce soir.
- Il y a un banc tout au fond du parc, après la verrière et le cabanon de chasse. Je vous y attends, il assène plutôt froidement à son interlocuteur.
Il appelle qui ?
Il raccroche et m'envoie un énième sourire ravageur. Je ferme la bouche, de façon hermétique. Il ne faudrait que je bave, en plus !
***
 L'instant suivant, nous voyons un serveur arriver dans notre direction. Habillé en pingouin, il vient se planter sous nos yeux, aussi droit qu'un chien parfaitement dressé. Roman s'adresse aussitôt à lui. Il lui demande deux bouteilles de Château Je-ne-sais-quoi.
Son ton a changé. Je reconnais le type de 11h05, froid et autoritaire.
- Monsieur votre père nous a demandé de ne pas... commence le serveur.
Roman fouille sa veste et glisse dans la main du type ce que je devine être des billets. Je fronce les sourcils. Ça a l'air si simple...
- Que vos désirs soient des ordres, monsieur, annonce le serveur en faisant demi-tour.
Je détourne mon regard du serveur qui vient de se faire un gros pourboire. Quand je pense qu'en un an, il ne m'a jamais donné un cent...
- L'argent contrôle les gens, il me dit, comme pour se justifier.
- L'argent ne contrôle pas les gens, je réplique aussitôt. Il y a plus important que l'argent dans la vie.
- Faux !
- Tu ne sais pas de quoi tu parles... L'argent ne contrôle pas les gens. Ou alors, je ne suis pas les gens, si c'est le cas.
Il a un petit sourire mais fronce tout de même les sourcils.
- Tu as fait une thèse monétaire, peut-être ?
- Peut-être bien !
Il rit et, l'instant suivant, le serveur dépose deux bouteilles de vin blanc et deux verres entre nous. Il fait sauter les deux bouchons avant de disparaître.
- Tu ne m'as pas dit dans quel secteur tu bosses, reprend Roman en me servant.
- Peu importe, tu ne vas pas me faire parler travail alors que je n'y suis pas.
Il sourit en nous servant et lève son verre.
- À cette soirée, qui s'annonce beaucoup plus intéressante que prévue !
- Je n'aurais pas dit mieux.
Je bois une grande gorgée et lui aussi. Oh merde, ce truc est super bon. Rien à voir avec l'espèce de vinaigre qu'on a pu se payer avec Gen hier soir !
- Et toi ? Dans quoi tu travailles ? je demande à mon tour.
- Hmm...
Il réfléchit, et j'attends.
- Je crois que tu as raison. On ne va pas parler boulot alors qu'on n'y est pas, il lance finalement.
Je ris dans mon verre.

17 juin 2022

Promesse tenue, Tome 1 : En chemin.


COUP DE COEUR ♥.

Titre : Promesse tenue, Tome 1 : En chemin.
Auteur : Erika Boyer.
Genre : Romance.
Edition : Hugo & Cie.
Nombre de page : 328 pages.
Prix : 7.60€.


Résumé :

 Sandy a connu une enfance difficile auprès d'un père violent qui a détruit sa famille à force de coups et d'abus. Lorsqu'il meurt, le jeune homme croit qu'il pourra enfin tourner la page et ne plus avoir à s'inquiéter pour sa mère qui a été la première victime de son père. Jusqu'à ce qu'il découvre qu'elle est très malade et que celle qui pourrait l'aide à guérir est sa propre sœur, Alysson. Elle a fui le domicile familial il y a bien longtemps et n'a plus jamais donné signe de vie. Sandy décide de partir à sa recherche, même s'il ignore ce qu'elle est devenue. Il ne connaît que le nom de la ville où elle vivrait : Lège-Cap-Ferret. Il part alors vers le sud-ouest de la France sur sa moto. Ce voyage a tout d'une quête : celle de sa soeur bien sûr, mais peut-être aussi d'un sens à sa vie. Des rencontres inattendues et l'amour pourraient se trouver au bout du chemin...

Vers qui le mènera sa quête ?


Extrait :

 Quand je retrouve ma moto, je suis soulagée de voir qu'elle est toujours là où je l'ai laissée la veille et n'a subi aucun dommage. Je l'embrasse comme un mari embrasserait sa femme au réveil, tendrement. Puis, prenant soin de mettre mon casque, maintenant que je sais qu'il y a une gendarmerie tout près, je monte sur mon Haley pour me rendre dans un café-restaurant que j'ai repéré la veille. J'ai besoin de manger un morceau et de boire autre chose que de l'alcool afin de commencer ma journée de recherches.
Je me gare devant l'endroit qui va sauver mon estomac et j'entre. Cela semble assez vide et cela me convient. Je ne suis pas contre l'idée de commencer à interroger des gens, mais je veux petit-déjeuner en paix.
- Salut, cow-boy, dit une voix que je reconnais immédiatement.
- Danny ?
Elle me sourit en passant de l'autre côté du comptoir. Elle porte un petit tablier qui lui va un peu trop bien et s'essuie les mains sur un torchon, en s'approchant de moi.
- Tu me suis ? dis-je en plaisantant.
- C'est plutôt toi.
- Tu travailles ici aussi ?
- Certaines personnes ont besoin d'argent pour vivre, me répond-elle en souriant.
Je ne me souvenais pas qu'elle était si belle. Ma mémoire m'a menti. Elle est magnifique.
Je ressens un besoin urgent de prendre ses lèvres entre les miennes, de passer ses jambes autour de ma taille, de glisser quelques doigts dans ses cheveux et d'autres sur ses courbes tentatrices... elle me donne envie de tendresse autant que de sexe bestial. J'aspire à un peu plus qu'une nuit. Il n'est pas rare que je couche plusieurs fois avec la même personne, je ne suis pas une étrange ligne de conduite qui m'obligerait à ne me donner qu'une fois, à chaque fois. Cela serait idiot. Mais elle, elle me donne envie de bien plus et c'est aussi excitant qu'effrayant. Elle ne pourrait pas me faire oublier la raison pour laquelle je suis à Lège-Cap-Ferret, mais elle n'aurait aucune difficulté à me distraire si elle le voulait.
- Qu'est-ce que je te sers ?
- Un café et un truc sucré à manger, si tu as.
- J'ai plus grand-chose, vu l'heure, mais j'ai. Une chocolatine, ça ira ?
- Je préférerais un pain au chocolat, dis-je, moqueur.
- Ici, c'est chocolatine. Je vais t'apprendre à parler correctement, tu verras, ça va bien se passer.
- Tu ne me feras pas appeler un pain au chocolat « chocolatine ».
Elle me fait un grand sourire, un de ceux qui disent qu'on va justement faire exactement ce qu'elle a demandé si on ne veut pas avoir de problème.
- Si tu veux le manger, tu as plutôt intérêt à l'appeler comme ça, si.
- C'est du chantage ? réponds-je, rieur.
- Je considère que c'est un simple échange. Tu me fais plaisir, je te fais plaisir.
Je m'apprête à répondre mais elle me coupe l'herbe sous le pied.
- Je sais, hier, l'échange n'était pas équitable.

16 févr. 2022

Stage Dive, Tome 2 : Play.


Titre : Stage Dive, Tome 2 : Play.
Auteur : Kylie Scott.
Genre : Romance.
Edition : JC Lattès.
Collection : &moi.
Nombre de page : 296 pages.
Prix : 12.50€.


Résumé :

 Anne a des problèmes d'argent. De gros problèmes. De son côté, Mal, le batteur des Stage Dive, aurait bien besoin d'une petite amie exemplaire pour redorer son image. Lorsqu'il propose à Anne de la payer pour jouer ce rôle, ils pensent avoir trouvé le parfait arrangement. Si seulement l'attraction entre eux n'était pas si forte...


Extrait :

 - Benny boy ! beugla Mal.
Il était en train de danser sur la table basse en compagnie d'une brune aux jambes interminables. La fille semblait se donner un mal fou pour s'agripper à lui tel du lierre sur un mur. D'une façon ou d'une autre, Mal parvenait à la maintenir poliment à distance. Enfin, pas complètement.
- Yo, répondit Ben sur un ton très viril.
- T'as rencontré ma copine, Anne ?
Mal fit un signe de tête en direction de l'accoudoir du canapé, sur lequel j'étais perchée. Je m'immobilisai. Il était occupé depuis plusieurs heures, aussi étais-je persuadée qu'il m'avait oubliée.
- Tu t'es trouvé une copine ? demande Ben.
- Ouais. Elle est mignonne, non ?
Ben me lança un regard rapide, suivi d'un mouvement du menton étrangement similaire à celui que David m'avait adressé à mon arrivée. Était-ce une sorte de code entre musiciens, l'équivalent d'une poignée de mains ?
- On a discuté sur le balcon tout à l'heure. On va habiter ensemble.
La brute se renfrogna brusquement. Mal ne le remarqua même pas. Mais surtout : qu'est-ce qu'il racontait, bordel ?
- Je plaisante pas, mec. C'est sérieux. Elle a des galères avec ses potes. Elle est dans une sacrée merde. Bref, elle a vraiment besoin de moi pour la soutenir et tout et tout. Tu comprends ?
Mes mains se mirent à étrangler la pauvre bouteille de bière.
- Vous vous la jouez David et Ev ? ironisa Ben.
- Carrément, ouais ! J'ai décidé de me poser. Je suis un autre homme. Le grand amour, tout ça.
- Cool. Ça va être marrant, estima Ben. Et vous pensez que ça va durer combien de temps ?
- Notre passion dévorante sera éternelle, Benny boy. Tu verras bien.
Ben haussa les sourcils.
- On prend les paris ? le défia Ben.
- Donne un prix.
- Cinq mille dollars que tu ne tiens pas jusqu'à la tournée.
- Cinq mille ? Tu te fous de ma gueule ? O.K. pour vingt.
Ben s'esclaffa.
- Ça sera les vingt mille dollars les plus facilement gagnés de l'histoire.
- Tu as l'intention d'emménager chez moi ? demandai-je, interrompant leurs fanfaronnades et autres tractations financières - sans parler de mes prétendues « galères avec mes potes ».
- Oui, ma puce, répondit Mal, sérieux comme un pape.
Je tressaillis en entendant le surnom dont il venait de m'affubler mes choisis de me concentrer sur le véritable problème.
- Et quand est-ce qu'on a discuté de ça, au juste ?
- Tu étais peut-être déjà partie à ce moment-là, mais ça ne change rien aux faits. (Il se tourna vers Ben.) Timing parfait avec l'arrivée de ma mère. Elle va surkiffer Anne. Elle a toujours voulu que je trouve une fille gentille, que je me stabilise et tout le bordel.
- Je croyais que tu n'aimais pas Portland, remarqua Ben.
- Je n'aime pas Portland. Mais j'aime bien Anne, contra-t-il avec un clin d'oeil vers moi. Et puis, Davie ne va pas retourner à L.A. avant un bail. Même Jimmy a évoqué l'idée de déménager. Il envisage d'acheter l'appart d'à côté.
***
- Désolé, dit-il. Je suis sûr que tu es très sympa, mais mon coeur ne bat que pour Anne.
La fille me jeta un regard vide, fit virevolter sa crinière et pivota pour partir. Faisant fi de sa mauvaise humeur, Ben l'attrapa par la taille et l'attira sur ses genoux. Il ne lui fallut pas plus d'un millième de seconde pour transférer ses ardeurs sur lui. Après tout, Ben était un beau gosse baraqué auquel peu de femmes résisteraient.
Mal se jeta à mes pieds. Surprise, je m'empressai de regagner mon siège.
- Pardonne-moi, Anne. Je me suis égaré.

6 févr. 2022

Sous ta peau, Tome 2 : Broken.


Titre : Sous ta peau, Tome 2 : Broken.
Auteur : Scarlett Cole.
Genre : Romance.
Edition : JC Lattès.
Collection : &moi.
Nombre de page : 360 pages.
Prix : 14.90€.


Résumé :

 Drea a déjà une vie assez remplie sans que Cujo vienne tout chambouler. Ils doivent pourtant faire équipe pour préparer les fiançailles de Trent et Harper, leurs meilleurs amis. S'il a la fâcheuse tendance à l'excéder, Cujo est aussi sacrément sexy et Drea a bien du mal à garder ses distances. Surtout lorsqu'elle est témoin d'un enlèvement et que Cujo l'aide à découvrir la vérité. Une vérité qui risque de les mettre en danger...


Extrait :

 - Qu'est-ce que tu as entendu de ma conversation avec Connor hier soir ? demanda Cujo en regardant Drea lécher sa glace, tout à coup extrêmement envieux de son cône.
- Ça n'a pas d'importance, Cujo. J'ai compris. Tu ne m'apprécies pas spécialement mais...
- C'est faux, crevette, la coupa-t-il en glissant ses doigts dans ses cheveux emmêlés. Tu vois ça ? Tu n'aimais pas mon crâne rasé, alors je me suis laissé pousser les cheveux.
Au diable sa fierté. Il n'était qu'une foutue mauviette. Son crâne chauve lui servait de rappel de l'épreuve qu'il avait traversée. La preuve qu'il avait survécu. Pourtant, un seul mot de Drea avait suffi à le faire revenir sur sa décision.
- C'est vrai ? fit-elle, son regard noisette trahissant sa perplexité.
- Oui, c'est vrai. Le soir où on s'est vus pour la première fois, à la salle de billard. Tu m'as dit que je ressemblais à une brute, expliqua-t-il en levant les yeux, agacé par lui-même. Tu m'as dit que ça ne te plaisait pas. Et ça m'a dérangé. Donc tu te trompes. Je t'apprécie. Tu veux savoir ce que je disais à Connor avant ton arrivée ?
Elle hocha la tête, se mordilla la lèvre.
- Je lui expliquais les sentiments contradictoires que tu m'inspires. Je t'admire énormément, tout en ayant conscience que tu pourrais me mener à ma perte.
Drea rit.
- N'en fais pas trop quand même, Cujo, répliqua-t-elle en essayant de dissimuler un bâillement de la main.
- Dis-le si je t'ennuie, plaisanta-t-il.
- Désolée. Je suis crevée en ce moment.
Amaya et Zephyr se laissèrent tomber fesses les premières sur le sable, juste à côté de la promenade. Cujo guida Drea jusqu'à un banc non loin.
- Je ne suis pas le genre de mec qui s'embarque dans des relations sérieuses, crevette. (Il se pencha en avant, contemplant le mouvement des vagues avant de vérifier que les filles allaient bien.) J'aimerais que ce soit le cas, mais j'ai pris la décision il y a longtemps de ne jamais m'engager avec quelqu'un.
- Comment est-on passés de l'organisation d'une fête de fiançailles à une discussion sur l'engagement ? C'est un poil prétentieux de ta part, non ?
Cujo fit glisser un doigt sur la peau douce de la clavicule de Drea, puis posa une main sur sa nuque. Merde.
Les lèvres de Drea s'étaient entrouvertes sous le coup de la surprise et Cujo fut affreusement tenté d'y plaquer les siennes.
- Peut-être. Voilà ce qui pourrait se passer. On sortirait ensemble. On rigolerait. On se disputerait. On se réconcilierait en faisant l'amour comme des dieux.
Comme il l'avait prévu, Drea frissonna. Son souffle court, rapide soulevait sa poitrine en rythme, vision qui fit durcir son sexe instantanément.
- Qu'est-ce qui te fait dire qu'on ferait l'amour comme des dieux ? répliqua-t-elle, sa voix réduite à un murmure.

19 mars 2021

Close-Up, Tome 1 : Indomptable Sandre.


Titre : Close-Up, Tome 1 : Indomptable Sandre.
Auteur : Jane Devreaux.
Genre : Romance.
Edition : Hugo & Cie.
Nombre de page : 371 pages.
Prix : 14.50€.


Résumé :

La rumeur dit que Sandre a de lourds secrets familiaux.
Tout le contraire de Josh, le beau gosse de l'école.
Et pourtant... Quand le festin s'en mêle, les a priori pourraient bien se révéler faux.

 Elle, c'est Sandre River. Ses yeux noirs trop maquillés en ont déjà fait trembler plus d'un. Elle est solitaire, mystérieuse, et tous craignent ses réparties. Mais ses grands yeux de photographe observent le monde avec envie, voire plus en ce qui concerne Josh.

Lui, c'est Joshua Anderson, le rugbyman le plus populaire du lycée. Celui qui sort avec la sublime et trop prude Marcy Shepard, et dont la vie paraît tellement droite qu'elle ne peut que cacher des secrets.

Jamais Sandre ne reconnaîtra qu'il lui plaît. Jamais Josh n'avouera que ses hormones le travaillent et qu'il n'en peut plus d'attendre. Une seule provocation de Sandre va suffire à bouleverser leur vie : « Tu sais quoi, mon vieux, t'as les couilles en ébullition et t'arrives plus à penser avec ta tête. »

Qui aurait pu imaginer que ces mots donneraient naissance à une incroyable histoire où les deux héros adolescents vont découvrir leurs corps et peut-être s'aimer...


Extrait :

 Je m'apprête à sonner quand je me rappelle ses mots : « T'as les couilles en ébullition et t'arrives plus à penser avec ta tête. » Je ne peux pas remettre les pieds dans cette baraque maudite. Je suis prêt à m'enfuir quand la porte s'ouvre toute seule.
Une inconnue se trouve de l'autre côté. Elle porte un débardeur et un legging noir comme si elle allait faire du sport. Elle est mince et de longs cheveux bruns, qui paraissent incroyablement doux, encadrent sa silhouette magnifique. Ses iris sombres m'observent, amusés, et sa bouche pulpeuse esquisse un étrange sourire. Ses traits sont d'une finesse étonnante, presque enfantine. Sandre a une sœur ?
- T'as l'intention d'entrer un jour ? déclare-t-elle sur un ton moqueur.
Le son de sa voix me fait sursauter. Ce n'est pas une inconnue, c'est la rebelle. Je réalise que jusqu'à présent, je n'avais jamais remarqué autre chose que ses grands yeux qui me fusillaient ; sans maquillage, elle n'est tout simplement plus la même. En plus, elle serait presque... vraiment belle ! Et son sourire embarrassé a quelque chose de surréaliste.
Je suis toujours figé sur place quand elle claque la porte derrière moi et me pousse dans les escaliers qui conduisent à l'étage. M'emmène-t-elle dans sa chambre ? Je la soupçonne de me dissimuler une partie de son univers, de m'éloigner de ce que j'ai vu en elle la dernière fois, de vouloir me détourner de la vérité. Elle m'entraîne dans une petite pièce étonnamment vide et blanche, à l'exception d'un lit et d'un grand miroir. Ce style épuré, comme au rez-de-chaussée, ce n'est pas elle. Il y a vraiment quelque chose qui cloche dans cette maison.
- C'est ta chambre ? je bredouille, incapable de comprendre ce que je fais ici.
- Les posters, ce n'est pas mon truc, se contente-t-elle de répondre, tout aussi gênée.
Perd-elle sa confiance, une fois quittés son eye-liner et ses vêtements trop grands ? Perplexe, j'observe Sandre, tellement différente sans son regard charbonneux, et cette pièce qui ne reflète aucune rébellion. Je voudrais savoir ce que je fiche ici, mais les multiples émotions qui traversent son visage sont indéchiffrables.
- Eh, c'est quoi ton truc ? je tente sans oser bouger.

10 mars 2021

Ce qui ne te tue pas..., Tome 1.


COUP DE COEUR ♥.

Titre : Ce qui ne te tue pas..., Tome 1.
Auteur : Georgia Caldera.
Genre : Romance.
Edition : J'ai lu.
Nombre de page : 319 pages.
Prix : 13.40€.


Résumé :

 Le bac en poche, les années lycée et leur lot de terribles souvenirs derrière elle, Violette se réjouit de pouvoir enfin tourner la page. C'est par un déménagement et l'intégration d'une école de graphisme de renom que débute sa nouvelle vie. Artiste dans l'âme, Violette espère se révéler et s'épanouir à Arte-Sup. Or, son bonheur a un prix : Adam, le fils de son nouveau beau-père. Car le jeune homme, aussi ombrageux qu'insaisissable, avec lequel elle va devoir désormais partager un couloir, semble la haïr par-dessus tout. Et lui aussi étudie les arts graphiques au sein de la même formation.


Extrait :

 Je me dégageai d'un pas de côté, puis le contournai pour quitter la cuisine et me dirigeai vers le couloir, estimant que la discussion était close.
Et je manquai percuter Violette, qui s'était arrêtée sur la dernière marche de l'escalier.
Elle me dévisagea avec consternation, la bouche légèrement ouverte, mais je forçai immédiatement mon regard à dériver dans le vide derrière elle.
Étant donné sa position, je supposai qu'elle venait juste de redescendre. Néanmoins, je me demandai depuis combien de temps elle était postée là. Avait-elle pu entendre notre conversation ?
- Je... j'avais oublié de te prévenir, balbutia-t-elle en reculant de quelques centimètres. Pour demain... J'irai en cours à vélo, donc pas la peine de m'attendre pour m'y emmener, je me débrouillerai toute seule. Voilà, c'est tout.
Je lui aurais bien rappelé que l'école se trouvait à l'autre bout de la ville et qu'il allait lui falloir une heure au bas mot pour s'y rendre, mais ce n'était pas mon problème. Qu'elle fasse comme cela lui chantait. Au moins, je serais tranquille durant les trajets, sans personne pour me scruter constamment telle une bête de foire. C'était parfait.
J'acquiesçai d'un signe indifférent et la dépassai pour monter à l'étage. Elle m'emboîta le pas et décida de gravir l'escalier à mon côté.
- Hmm, et donc, « absolument aucun risque » de quoi exactement ? On peut savoir ? s'enquit-elle avec un détachement et une innocence qui sonnaient horriblement faux.
Merveilleux...
Non seulement elle avait entendu la fin de notre échange dans la cuisine, mais en plus elle s'en vantait. Pire, elle en profitait pour se payer ma tête, une fois de plus.

3 mars 2021

Ensemble. Maintenant. Pour toujours.

Titre : Ensemble. Maintenant. Pour toujours.
Auteur : Emily Blaine.
Genre : Romance.
Edition : Harlequin.
Collection : &H.
Nombre de page : 282 pages.
Prix : 7.50€.


Résumé :

Elle est la femme de sa vie. Il doit juste la convaincre qu'il est l'homme qu'il lui faut.

 Théo sait tout de Summer : il a passé une partie de sa jeunesse à la protéger de son père violent, à la tirer des pires situations. Peu à peu, il est tombé amoureux d'elle, de l'éternelle optimiste et de la femme forte qu'elle est devenue. Summer a quant à elle toujours refusé une histoire avec lui : ses relations avec les hommes sont chaotiques et leur amitié est trop précieuse pour qu'elle coure le risque de l'abîmer. Respectueux de ce choix, Théo est resté à distance : il a veillé sur elle, en protecteur discret et bienveillant. Mais, grâce à son frère Jérémiah, il prend conscience qu'à trop attendre, il pourrait bien perdre la femme de sa vie... S'il veut un jour être heureux, il doit prendre les choses en main et convaincre Summer qu'il est l'homme qu'il lui faut.


Extrait :

 - J'ai cru que tu allais m'inviter à dîner, sourit-elle.
- Je ne suis pas disponible ce soir.
- Même pour moi ?
Elle camoufla son visage dans son gobelet, mais je vis clairement un éclat de malice briller dans ses yeux. J'étouffai un rire, puis bus une gorgée de ma boisson.
- On ne m'avait jamais invité à dîner comme ça, avouai-je. Je n'ai pas pour habitude de céder aux caprices.
Elle manqua de recracher son café. C'était ce que j'appréciais le plus dans ma relation avec Summer : je savais parfaitement comment la surprendre.
- Bien joué, souffla-t-elle. Mais je croyais que tu n'étais pas libre...
- Pour toi, je peux toujours me libérer.
- Bien. J'espère que tu aimes la pizza, alors !
- Je dîne avec toi, pas avec la pizza.
- Tu n'es pas très difficile.
- Au contraire, je trouve que je suis plutôt très sélectif.
***
Pieds nus, elle gagna le petit coin-cuisine, pendant que je retirais mon sweat et mon T-shirt. Quand elle se tourna vers moi, son regard se troubla et elle dirigea vite les yeux vers le canapé. Cet évitement inhabituel me réjouit et je savourai son trouble. Mes exercices de musculation m'avaient forgé un corps athlétique et musclé. Mon torse était la seule partie de mon corps épargnée par les cicatrices et j'en étais fier.
- Je présume qu'il y a des serviettes dans la salle de bains.
- Euh... Oui.
Sa petite hésitation m'encouragea. Ce n'était pas la première fois que Summer me voyait torse nu. C'était cependant la première fois qu'elle réagissait ainsi et qu'elle laissait transparaître son trouble.
- Summer ?
Elle me fit face et prit une profonde inspiration. Malgré toute sa volonté, ses yeux se promenèrent sur mon torse pendant de longues secondes.
- Ça m'avait manqué aussi, avouai-je.
Elle hocha la tête, peinant à déglutir. Elle m'adressa un sourire mal assuré et je réduisis l'espace entre nous. Summer recula, son dos heurtant le mur de la cuisine. Elle tenta de masquer ses émotions, mais à la façon dont son regard furetait partout je compris qu'elle cherchait une échappatoire.
J'approchai encore, ne laissant que quelques centimètres entre nos deux corps. À cette distance, je percevais sa respiration hachée et son souffle court. J'aurais aimé qu'il s'agisse d'excitation, mais je connaissais parfaitement Summer. Son regard fuyant, son corps tendu, cette nervosité me rappelait ma dernière soirée ici : elle paniquait.
- J'ai très envie de t'embrasser, Summer. Tellement envie que ça me fait mal. Le problème, c'est que si je t'embrasse je ne vais jamais voir cette douche et je vais devoir te retirer tes vêtements.

21 févr. 2021

Coup de foudre à Manhattan, Tome 1 : Nuit blanche à Manhattan.


Titre : Coup de foudre à Manhattan, Tome 1 : Nuit blanche à Manhattan.
Auteur : Sarah Morgan.
Genre : Romance.
Edition : Harlequin.
Collection : &H.
Nombre de page : 477 pages.
Prix : 8.50€.


Résumé :

Un nouveau projet, une nouvelle vie, et le ciel de Manhattan pour seule limite.

 Même si l'entreprise d'événementiel qu'elle vient de lancer avec ses deux meilleures amies est encore au point mort, Paige veut y croire. Mieux, elle a un plan : ne plus jamais laisser la peur de l'échec la paralyser, manger sainement et se tenir aussi loin que possible de Jake Romano - aussi connu sous le nom de « Celui qui lui brisa le cœur ». À partir d'aujourd'hui, Paige ne pense plus au passé, seulement à l'avenir. Sauf que, dès sa première commande, son passé et son avenir se télescopent violemment.


Extrait :

 La porte de son bureau s'ouvrit et il leva les yeux, sourcils froncés, irrité d'être interrompu dans ses pensées.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Dani lui jeta un regard scrutateur mais ne fit pas de commentaire.
- J'ai quelqu'un ici qui voudrait te parler.
- Je n'ai aucun rendez-vous noté pour aujourd'hui.
- Elle dit s'appeler Paige.
Dani s'adossa contre la porte pour commenter à voix basse :
- Cette fille a eu un comportement bizarre. Elle est restée au moins dix minutes dehors à hésiter. Deux fois, on l'a vue s'éloigner sur le trottoir, et deux fois, elle a fait demi-tour et elle est revenue. On la regardait faire par la fenêtre et les paris étaient ouverts : entrera ? entrera pas ? Peut-être que tu es poursuivi par une érotomane perverse ? Tu veux que je lui dise de partir ?
Toute son équipe pensait, à l'évidence, qu'il s'agissait d'une de ses ex, venue régler ses comptes.
- Non, ne la renvoie pas.
- Tu sais pourquoi elle est là ?
Non. Mais il le devinait sans peine. Il ne savait pas ce qui le dérangeait le plus : le fait que Paige se soit décidée à lui demander de l'aide ou le fait qu'elle ait eu, à l'évidence, autant de mal à s'y résoudre.
***
- Dis-lui d'entrer. Je peux la recevoir tout de suite.
Il n'avait pas besoin de se demander pourquoi Paige avait failli tourner les talons par deux fois. Il le savait. Demander de l'aide lui coûtait déjà en soi. Et lui demander de l'aide à lui était tout particulièrement une torture pour elle.
***
- Jake ?
Sa voix qui l'appelait depuis la porte. Un peu voilée. Féminine. Une voix qui glissait sur lui comme la caresse d'un gant de fourrure.
Il se prépara mentalement à l'épreuve. Tout ce qu'il avait à faire, c'était la traiter comme la petite soeur de son meilleur ami. Petite sœur. Il répéta les mots dans sa tête à la manière d'un mantra.
Le problème, c'était que Paige Walker n'avait plus rien d'une petite fille. Il l'avait vue grandir sous ses yeux.