Titre : The boy next door.
Auteur : Penelope Ward.
Genre : Romance.
Edition : Hugo & Cie.
Nombre de page : 421 pages.
Prix : 7.60€.
Résumé :
Chelsea s'installe dans un nouvel appartement après une rupture amoureuse douloureuse. Le changement lui fera le plus grand bien et lui permettra de rencontrer de nouvelles personnes. Justement, son voisin d'en face, Damien, est sexy et amusant. Partager le même palier est un peu compliqué au début : il possède deux chiens très bruyants et les murs qui les séparent sont un peu trop fins. Cependant, ils deviennent vite les meilleurs amis du monde. Chelsea qui pensait ne jamais oublier son ex, Elec, se surprend à imaginer bien plus qu'une simple amitié avec Damien, mais il semble réticent à envisager autre chose. Chelsea n'est pas sûre de pouvoir se contenter de cette relation amicale et surtout, elle veut en savoir davantage sur Damien, qui paraît cacher bien des secrets.
Nouvel appartement, nouvelle vie.
Extrait :
- Sérieux, ils aboient super fort aujourd'hui, dis-je en me frottant les yeux.
La voix de Damien au téléphone était trop claire et enjouée si tôt le matin.
- Pourquoi ne viens-tu pas prendre le petit déjeuner avec nous ? Si tu ne peux pas les battre, joins-toi à eux.
- Alors le seul moyen de faire taire les Double D est de venir chez toi ? Sérieusement, il doit bien y avoir une meilleure solution.
- Meilleure que de petit déjeuner avec nous ? Tu leur manques.
- J'en doute fortement.
Ces dernières semaines, Damien et moi avions commencé à remarquer que, pour une raison inconnue, les chiens s'arrêtaient d'aboyer quand je venais me plaindre le matin. Dès que je rentrais chez moi, les aboiements reprenaient. C'était comme s'ils me provoquaient.
- Viens, je te ferai du café et des œufs. Par contre, si tu veux des tartines grillées, il faut venir avec le grill.
- Je vais me faire griller quelques tranches de pain et les apporter, dis-je en enfilant des vêtements avec le sourire.
- On va oublier le bacon, dit-il en riant.
- Hmmm... ouais. Pas de bacon, s'il te plaît.
Damien avait laissé sa porte entrouverte et vidait une poêle pleine d'œufs brouillés sur deux assiettes quand j'entrai.
Un plat de toasts dans les mains, je lançai :
- Tu as vu, ils ne sont même pas brûlés.
- Tu ne devais pas être en train de lire.
Dudley et Drewfus m'entourèrent, mais comme je m'y attendais, ils s'étaient arrêtés d'aboyer dès que j'étais entrée.
Espérant récupérer quelques miettes, ils s'assirent à nos pieds tandis que Damien et moi mangions à la table de la cuisine.
- C'est fou comme ils sont calmes.
- Ils sont calmes quand ils sont contents, fit-il remarquer après avoir pris une bouchée de pain grillé.
- Alors tu veux dire qu'ils sont plus heureux quand je suis ici ?
- Peut-être qu'ils aiment avoir une présence féminine quand ils se réveillent, ou peut-être juste qu'ils sentent quelque chose que les autres ne sentent pas.
- Quelque chose chez moi ?
- Tu sais comme leur odorat est puissant.
- Oui, je sais, dis-je en riant. Entre ton oreille supersonique et leurs nez hyper sensibles, je suis cernée, ici.
- Peut-être qu'ils aiment ton odeur.
- Tu veux dire que je suis comme un morceau de viande fumée pour eux ?
- Non. Tu sens meilleur que le bacon.
- Tu m'as sentie ?
- Oui.
- Et alors ? Je sens quoi ?
- Tu sens très bon. Une odeur sucrée.
- You bacon me paranoid.
Il se mit à rire.
- D'accord... donc soit ils aiment ton odeur, soit ils sentent juste que tu es une personne amicale et ils se calment quand tu es là.
Damien me regardait avec un air amusé qui me poussa à demander :
- On parle des chiens là, ou de toi ?
- Peut-être des deux.
Mon coeur se serra, mais je préférai l'ignorer.
Damien écrasa une tranche de pain grillé et jeta les miettes par terre. Les chiens se jetèrent dessus.
Puis il se leva pour verser une autre tasse de café.
- Je ressors avec Brian Steinway, ce week-end, annonçai-je.
Il remuait le sucre dans son café, mais sa main s'immobilisa un moment quand il m'entendit.
- Je ne savais pas que tu continuais à le voir. Ça faisait longtemps que tu ne m'en avais pas parlé.
Brian et moi étions sortis seulement quelques fois en l'espace d'un mois. Même s'il ne provoquait rien de spécial en moi, contrairement à Damien, je n'avais aucune raison légitime de ne plus sortir avec lui. Nous n'étions pas allés au-delà du baiser ; principalement à cause de ma propre hésitation.
- Ouais... je me dis pourquoi pas ? Il est plutôt gentil.
Damien reposa brusquement son mug.
- Plutôt gentil ?
- Oui.
- Tu réalises que tu viens juste de le démolir, là ? Alors pourquoi tu t'embêtes à passer plus de temps avec lui si tu n'es pas folle de lui ?
Parce que j'ai besoin de quelqu'un pour me distraire de toi.
En même temps, j'adore être avec toi.
- Qu'y a-t-il de mal à passer du temps avec quelqu'un ?
- Ce qu'il y a de mal, c'est qu'il s'attache de plus en plus à toi. Et je vais devoir le foutre à la porte quand il va se fâcher.
- Tu t'emballes, là.
- D'accord. On verra bien. Quoi qu'il en soit, tu ne devrais pas perdre ton temps avec lui s'il ne représente pas exactement ce que tu cherches.
- On ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut.
J'étais sûre que Damien ne savait absolument pas que c'est à lui que je faisais allusion. Je pensais réussir à cacher mes sentiments pour lui ces derniers temps en faisant comme si nous n'étions que des amis. Mais s'il y avait une chose que j'avais apprise, c'est qu'on ne contrôle pas l'attirance qu'on peut avoir pour quelqu'un. Quand elle est là, elle est là. On peut l'ignorer ou agir en conséquence, pas la contrôler. Mais j'étais reconnaissante envers Damien, même si les choses ne pouvaient pas dépasser le stade de l'amitié. Au moins, il m'avait aidée à arrêter de penser à Elec.
- Où t'emmène-t-il
- Manger une fondue.
- Au moins, il trempera son bout dans quelque chose.
- Tu es méchant.
- Tu lui as dit que tu aimais avoir deux bouts ?
- Pardon ?
- Tu sais... deux mecs... deux bouts.
- Je n'aime pas ça du tout... je n'ai même jamais fait ça de ma vie.
- Je te taquine.
- Tu aimes ça.
- Avec deux bouts ?
- Non ! Me taquiner.
- J'adore ça, Chels. Surtout quand tu rougis.
- Tu ne m'avais jamais appelée Chels.
- Tu n'aimes pas ?
- Elec m'appelait comme ça, alors non. Je ne suis pas très fan.
- Bien, alors il faut qu'on trouve un autre surnom.
- Lequel ?
- Je vais y réfléchir, dit-il avec un grand sourire.
- Oh non...
Damien posa son menton dans sa main.
- Il y a d'autres noms qui sont bannis ?
- Caméléon.
- Caméléon ? Pourquoi je t'appellerais « Caméléon » ?
- Elec mélangeait les lettres des mots pour en faire de nouveaux. Il a découvert un jour qu'avec les lettres de mon nom et de mon prénom, on pouvait faire, « chaméléon saje ». Je lui ai bien dit que ça ne s'écrivait pas comme ça, mais le surnom est resté.
- Hmmm. Elec n'est pas si intelligent que ça. Qu'est-ce qu'on trouve si on joue avec les lettres « tête de cul » ?
- Tu connais mon avis sur la question, dis-je en riant.
- Sucette ? proposa-t-il en riant. Ah non, il reste des lettres. Mais je comprends qu'on puisse devenir accro à cette connerie.
- Aux sucettes ou aux anagrammes ? plaisantai-je.
- Aux deux.
- En fixant Damien, je me dis combien j'étais heureuse d'avoir au moins trouvé un ami et un protecteur en lui.
- Tu es une bonne pâte, Damien. Et je suis sûre que tu cuisines aussi très bien les pâtes.
- C'est ma mère qui m'a appris à cuisiner.


















