Titre : Les amours de Lara Jean, Tome 3 : Pour toujours et à jamais.
Auteur : Jenny Han.
Genre : Jeunesse.
Edition : Panini Books.
Nombre de page : 352 pages.
Prix : 8.90€.
Résumé :
"Il m'a promis d'appeler dès son retour de la salle de gym, et je garde mon téléphone près de moi la sonnerie réglée au maximum. Il a appelé ce matin pendant que je me douchais et, le temps que je m'en aperçoive, il avait déjà raccroché. Est-ce le futur que nous attend ? Ce sera différent quand j'aurai des cours, avec un planning précis, bien à moi. Pour le moment, j'ai l'impression d'être en haut d'un phare, à guetter le retour du navire de mon amoureux. Pour quelqu'un de romantique, ce n'est pas un sentiment complètement désagréable, pas pour le moment, du moins. Ce sera différent quand ce ne sera plus aussi nouveau, quand ne plus le voir chaque jour sera devenu la norme. Pour l'instant, je trouve un plaisir pervers dans le manque qu'il m'inspire."
Extrait :
Après les cours, Peter m'emmène chez lui, parce que la maison est un bazar innommable à cause des affaires du mariage. La mère de Peter a son club de lecture après le travail et Owen va au foot, la maison sera donc toute à nous. Il me semble que nous ne sommes seuls que dans sa voiture, c'est donc un moment rare. Je rentre du lycée pour la dernière fois, et c'est Peter K. qui me raccompagne. Finir cette année comme elle a passé, assise sur le siège passager de Peter, c'est juste parfait.
Nous montons dans sa chambre et je m'assieds sur le lit, soigneusement fait, couverture bien tirée et oreillers tout gonflés. C'est une nouvelle couverture, sans doute achetée en prévision de l'université, un tartan cerise, crème et bleu marine probablement choisi par sa mère.
- C'est ta mère qui fait ton lit, non ? dis-je en m'allongeant.
- Oui, répond-il sans aucune honte.
Il s'affale sur le lit, m'obligeant à me pousser.
La lumière de cette fin d'après-midi filtre à travers les rideaux pâles et diffuse une lueur orangée dans la pièce. Si je devais donner un nom à ce filtre, je l'appellerais l' « été en banlieue ». Peter est magnifique, sous cet éclairage. Il est toujours beau, mais plus particulièrement maintenant. Je prends une photo mentale. J'oublie complètement que je lui en veux d'avoir oublié mon album de promo quand il se blottit contre moi et pose la tête sur ma poitrine avant de murmurer :
- Je sens battre ton coeur.
Je me mets à jouer avec ses cheveux. Je sais qu'il adore ça. Ils sont si doux, pour un garçon. J'aime le parfum de sa lessive, de son savon, de tout.
Il lève les yeux vers moi et passe le doigt le long de l'arc de mes lèvres.
- C'est ce que j'aime le plus chez toi.
Il se redresse pour effleurer ma bouche de la sienne, pour me provoquer. Il me mordille la lèvre inférieure, taquin. J'aime ses différents baisers, mais sans doute ceux-là sont-ils les meilleurs. Puis il m'embrasse avec flamme, les mains dans mes cheveux. Je reviens sur mon choix, ce sont ces baisers-là que je préfère.
Entre deux baisers, il me demande :
- Pourquoi on ne se bécote jamais ailleurs que chez moi ?
- Je... Je ne sais pas. Je n'y avais jamais réfléchi.
C'est vrai qu'on ne s'embrasse que chez lui. Je trouverais dérangeant de le faire dans le lit que j'occupe depuis toute petite. Mais quand je suis sur le lit de Peter ou dans sa voiture, j'oublie tout et je me laisse prendre par l'instant.
Nous nous embrassons encore. Peter a retiré son tee-shirt, mais pas moi, quand le téléphone sonne en bas. Peter déclare que c'est sans doute le réparateur qui annonce quand il viendra pour les tuyaux. Il remet son haut et descend répondre. En l'attendant, je fais le tour de sa chambre du regard et j'aperçois mon album de promo sur son bureau.
Je me précipite pour regarder la quatrième de couverture. Il n'y a toujours rien d'écrit. Quand Peter revient, je suis de nouveau sur le lit. Je ne parle pas de l'album. Je ne demande pas pourquoi il n'a toujours rien noté. Je ne sais pas trop pourquoi... Je lui annonce que je vais rentrer car Margot doit revenir d'Écosse ce soir et je veux remplir le frigo de ses plats préférés.
Peter se rembrunit.
- Tu ne veux pas rester un peu plus longtemps ? Je pourrais t'emmener faire des courses.
- Je dois aussi nettoyer l'étage, dis-je en me levant.
Il me tire par la chemise et tente de m'attirer de nouveau sur le lit.
- Allez, juste cinq minutes.
Je me rallonge et il se blottit contre moi, mais je pense toujours à mon album de promotion. Je travaille sur son scrapbook depuis des mois, il pourrait au moins trouver quelque chose de gentil à écrire sur mon album souvenir.
- C'est un bon entraînement pour la fac, murmure-t-il en m'enveloppant étroitement de ses bras. Les lits sont petits à l'UVA. Ils sont comment, à l'UNC ?
Dos à lui, je réponds :
- Je ne sais pas. Je n'ai pas visité les dortoirs.
Il pose la tête entre mon cou et mon épaule.
- C'était une question piège, avoue-t-il en souriant. Pour vérifier que tu n'étais pas allée dans la chambre de je ne sais quel type de l'UNC avec Chris. Bravo, tu as passé le test.
Je ne peux m'empêcher de rire, puis je m'assombris. C'est à mon tour de tendre un piège.
- Oh, rappelle-moi bien de prendre mon album de promo quand nous partirons.
Il se raidit une seconde, puis reprend d'un ton léger :
- Il va falloir que je le cherche. Il est par là, mais je ne sais pas trop où. Si je ne le trouve pas, je te l'apporterai plus tard.
Je me dégage et m'assieds. Il me regarde, perplexe.
- Peter, je l'ai vu sur ton bureau. Je sais que tu n'as encore rien écrit.
Il s'assied à son tour, soupire et passe la main dans ses cheveux d'un geste raide. Il me jette un regard, puis baisse les yeux.
- Je ne sais pas quoi écrire. Je sais que tu as envie d'un truc spécial, romantique, mais je ne sais pas quoi dire. J'ai essayé plein de fois, mais mon esprit est comme figé. Tu sais, je ne suis pas doué pour ce genre de trucs.
- Je me moque de ce que tu dis, du moment que cela vient du coeur, dis-je avec sincérité. Sois mignon. Sois toi-même.
Je me rapproche et passe les bras à son cou.
- D'accord ?









